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FootballLa positive attitude de l'équipe de Suisse

La sélection nationale n'en démord pas. C'est par le jeu qu'elle veut retrouver la victoire. Dès samedi contre l'Espagne.

Le coach et son capitaine.
Le coach et son capitaine.
KEYSTONE

Qu'il semble loin, le temps où la Suisse avait damé le pion à l'Islande et la Belgique, pour se hisser dans le final à quatre de la première édition de la Ligue des nations. Les Helvètes ont entamé une mue de leur jeu, sans quelques grognards poussés hors de la sélection ou partis en retraite internationale, et les résultats tardent à venir. Ils affrontent certes le gratin européen, alors qu'à une certaine époque, l'ASF n'hésitait pas à recevoir le Liechtenstein de temps à autre, par exemple, histoire d’engranger quelques points FIFA.

Une fois n'est pas coutume, la Suisse n'a pas eu énormément de chance au tirage avec les deux monstres allemands et espagnols, et n'a pas été vernie non plus sur le pré. Elle méritait certainement mieux en Ukraine qu'une défaite et elle a, il faut bien le dire, eu un peu tendance à se saborder contre les Espagnols, lors du match aller de Madrid (1-0) et pouvait rêver à meilleurs résultats lors des affrontements contre les Allemands.

«On veut se mesurer aux meilleurs.»

Granit Xhaka

«Nous voulons toujours nous mesurer aux meilleurs, a lancé Vladimir Petkovic vendredi. Même si les résultats ne sont pas aussi bons qu'attendu, cet automne. Pour le développement du foot suisse et celui de chaque joueur de notre équipe, il est important de rester en Ligue A.» «Ce n'est jamais positif d'être relégué. Nous, on veut se mesurer aux meilleurs et ce serait une déception de descendre», a ajouté Granit Xhaka.

Pour la prestige aussi. Jusqu'ici, le «Mister» a atteint tous ses objectifs à la tête de cette sélection. Il s'agirait donc d'un revers personnel. Financièrement, la donne serait également différente, la Ligue B étant moins bien dotée que l'élite, même si la prime de vainqueur de groupe d'un million et demi de francs est plus facilement atteignable en affrontant Israël, la Hongrie et la Finlande, que les Anglais, les Français ou les Portugais, par exemple.

Le «momentum» qui fait mal

Pour rester en Ligue A, il va falloir au plus vite sortir de cette spirale de défaite et, pour ce faire, Vladimir Petkovic et les siens n'envisagent à aucun moment de renier leurs nouveaux principes louables, mais dangereux. «Nous devons assumer plus de responsabilités en tant qu'équipe. Le groupe est jeune et peut-être qu'il est un peu trop timide, a concédé son capitaine Granit Xhaka. Ce samedi, il faudra montrer quelque chose de grand. Si nous voulons franchir un pas en tant qu'équipe, nous avons besoin de résultats maintenant. Je suis sûr que nous avons un bel avenir.»

«Nous devons tous donner 20% de plus contre les gros adversaires et donc l'Espagne, a répété presque comme un mantra Vladimir Petkovic. Nous avons une chance de gagner. Les erreurs que l'on fait ne sont pas seulement défensives, il y en a aussi qui sont faites au milieu et devant. En Belgique, on aurait pu se mettre à l'abri avant de prendre ce but. Mais honnêtement, je crois en mon équipe. J'ai entendu pas mal de louanges sur la qualité de notre jeu, mais il y a un «momentum» qui fait qu'on prend des buts actuellement sur presque toutes les erreurs qu'on fait.»

Alors autant ne pas en faire, ce samedi soir dès 20h45 au Parc St-Jacques…

1 commentaire
    MarcelCabon

    Bon discours, curieux de voir s'il sera suivi sur le terrain et surtout s'il y le talent nécessaire pour le mettre en pratique.

    A part ça est-ce que je suis le seul à trouver ces matchs à huis clos d'une absolue tristesse ? J'en comprends bien sûr les raisons mais le sport professionnel peut il survivre longtemps comme ça ?