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La poste de Cour braquée en plein après-midi

La Poste de l'avenue de Cour avait déjà été braquée en 2008. Une personne avait été blessée par balle.
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«J'étais au guichet. J'amenais un paquet. J'attendais sagement mon tour quand j'ai entendu quelqu'un crier «personne ne bouge» derrière moi! Je me suis retournée et j'ai vu deux types qui brandissaient une arme. Sur le coup, ça fait un petit quelque chose. C'est mieux de ne voir ça qu'à la télévision, je vous assure.» Lucette* est encore essoufflée. Elle fait partie des victimes du braquage de la poste de l'avenue de Cour, à Lausanne, qui est survenu mercredi à 15h00.

Dans l'office de Poste, tout le monde, clients comme personnel, a aussitôt levé les mains en l'air. «Un des braqueurs m'a dit que ce n'était pas la peine. Il a demandé à son complice s'ils ne devraient pas tirer un coup en l'air, histoire qu'on comprenne bien qu'ils ne plaisantaient pas. Moi, je lui ai juste demandé de pouvoir finir ma journée», poursuit Lucette. Les braqueurs se font alors ouvrir les tiroirs remplis de monnaie. Dans leur précipitation à rafler les pièces, ils en mettent beaucoup par terre. Mais alors qu'ils font mine de sortir de la Poste, ils reviennent en arrière et exigent le contenu du coffre. Ils passent derrière les guichets, s'y arrêtent un moment puis quittent les lieux en courant.

A l'extérieur, l'amie de Lucette l'attend dans la voiture. Elle voit les deux hommes, tout de noir vêtus et casqués, traverser l'avenue de Cour à pied. «Ils se sont engouffrés dans le préau de l'école en face de la Poste. Heureusement que les enfants étaient encore dans les classes», témoigne-t-elle. Puis un instant plus tard, elle voit un autre homme devant l'office, lui-aussi casqué de noir, enfourcher une grosse cylindrée, s'insérer dans la circulation précipitamment et mettre les gaz en direction de Genève. Sans doute un complice.

Aussitôt sur place, la police municipale a bouclé les lieux et l'identité judiciaire est entrée en action. Une enquête est ouverte.

*prénom d'emprunt