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Colère au service publicLa RTS a fermé les yeux sur plusieurs cas de harcèlement

En 2014, la direction de la Radio Télévision Suisse n’aurait pas traité les témoignages d’une dizaine de collaborateurs contre un cadre.

Une action de «solidarité féministe» du mouvement «Grève féministe Vaud» s’est tenue lundi soir devant les locaux de la RTS à Lausanne.
Lausanne
Une action de «solidarité féministe» du mouvement «Grève féministe Vaud» s’est tenue lundi soir devant les locaux de la RTS à Lausanne.
Keystone

Un vent de révolte souffle au sein de la RTS après l’enquête du «Temps» sur plusieurs cas de mobbing et de harcèlement au sein du service public. Au-delà des comportements déplacés imputés à son ancien journaliste vedette Darius Rochebin, c’est le cas de deux cadres toujours actifs qui suscite la colère de nombreux employés, qui appellent à un changement en profondeur du «système» RTS.

La communication interne et externe qui a suivi les révélations n’a fait qu’attiser leur mécontentement. Samedi, la direction a assuré toujours traiter avec «diligence et fermeté» tous les cas de comportements problématiques portés à sa connaissance. L’affirmation a suscité un déferlement de protestations à la direction, poussant Pascal Crittin, directeur de la RTS, à réagir dimanche soir dans un mail au personnel.

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