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Séisme au Chili«La rue a fait tomber la Constitution de Pinochet! Reste à changer le quotidien des gens»

Paradoxe! Le «miracle» chilien cache d’énormes inégalités et une population endettée jusqu’au cou. À Genève, le professeur Hufty reste pessimiste.

Place d’Italie à Santiago du Chili. Les manifestants célèbrent la victoire du référendum sur une nouvelle Constitution pour remplacer celle héritée du dictateur Augusto Pinochet.
Place d’Italie à Santiago du Chili. Les manifestants célèbrent la victoire du référendum sur une nouvelle Constitution pour remplacer celle héritée du dictateur Augusto Pinochet.
AFP

«Adieu, Général! Adieu, dictature!» C’est une foule en liesse qui a convergé, dimanche soir, vers le centre-ville de Santiago. Et pour cause. Les Chiliens, par une majorité écrasante, venaient de voter la fin de la Constitution néolibérale de 1980 adoptée sous la junte militaire du sinistre Augusto Pinochet. Qui aurait pu prédire une telle issue il y a seulement un an, lorsque des manifestations éclataient dans la capitale contre la hausse du prix du ticket de métro?

«La santé et l’éducation sont hors de prix pour beaucoup de Chiliens, les retraites sont trop souvent misérables. Il n’est pas rare d’enchaîner deux emplois pour pouvoir joindre les deux bouts»

Marc Hufty, professeur à l’IHEID

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