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Russie
Moscou envoie des renforts pour repousser l’incursion ukrainienne

This handout photograph taken and released by the Government of Kursk region of Russia on August 9, 2024, shows women and children being evacuated from the town of Rylsk in Kursk region. Russia said that it was deploying more troops and munitions to a border region where Ukraine had mounted a major ground offensive, as Ukraine said a Russian strike on a supermarket in its east killed 11 people. Kyiv's troops have been driving into Russia's western Kursk region since Tuesday in a surprise offensive that appears to be the most significant attack on Russian soil since Moscow invaded in February 2022. (Photo by HANDOUT / GOVERNMENT OF KURSK REGION / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / GOVERNMENT OF KURSK REGION"  - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
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Les combats ont fait rage vendredi, pour la quatrième journée consécutive, dans la région russe de Koursk, où les forces ukrainiennes ont lancé une offensive d’ampleur, poussant Moscou à y envoyer chars et canons en renfort.

Dans la région orientale ukrainienne de Donetsk, qui reste à l’épicentre du conflit et où les troupes russes progressent lentement, une frappe de missile russe sur un supermarché a par ailleurs, selon les secours, provoqué vendredi la mort d’au moins 14 personnes.

D’après des analystes, des détachements ukrainiens se sont enfoncés sur plusieurs dizaines de kilomètres dans la région de Koursk, frontalière du nord de l’Ukraine.

Les affrontements s’y sont poursuivis vendredi, a souligné dans un communiqué le ministère russe de la Défense, assurant de nouveau que les attaques ukrainiennes sont «mises en échec». Cité par les agences de presse russes, il a affirmé envoyer davantage de matériel, notamment des lance-roquettes multiples, des pièces d’artillerie et des chars, pour contrer l’incursion ukrainienne.

Instauration du régime de lutte antiterroriste

Face à cette «tentative sans précédent de déstabiliser la situation dans un certain nombre de régions», les autorités russes ont en outre annoncé dans la nuit de vendredi à samedi l’instauration du régime de lutte antiterroriste dans les régions de Koursk, Belgorod et Briansk.

Ce régime prévoit notamment des «restrictions de circulation pour les véhicules et les piétons sur les rues, les routes» et des restrictions d’utilisation des moyens de communication.

Le ministère de la Défense a confirmé que les soldats de Kiev avaient atteint Soudja, une cité russe de 5500 habitants à une dizaine de kilomètres de la frontière et où se trouve un nœud de transit pour le gaz fournissant toujours l’Europe -Hongrie, Slovaquie- via l’Ukraine.

De son côté, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a appelé dans un communiqué à «une retenue maximale afin d’éviter un accident nucléaire».

La mission russe dit avoir informé l’AIEA que «des fragments et des restes, vraisemblablement des morceaux de roquettes interceptées», ont été retrouvés jeudi sur le site d’une centrale nucléaire proche de la ville de Koursk. Selon son service de presse, cité par l’agence de presse russe Ria Novosti, la centrale «fonctionne normalement» avec des niveaux de radiation habituels.

Évacuations

Dans la région ukrainienne de Soumy, qui fait face à celle de Koursk, la police a pour sa part appelé à l’évacuation d’environ 20’000 personnes vivant dans 28 localités, en raison de frappes russes.

La progression et les effectifs des forces ukrainiennes qui participent à l’incursion ne sont pas connus, les dirigeants ukrainiens s’abstenant pour l’instant de tout commentaire sur l’ampleur et les objectifs de l’opération.

L’état-major de l’armée russe avait dit mardi faire face à plus de mille militaires ukrainiens appuyés par une dizaine de chars et une vingtaine d’autres blindés, mais n’a pas donné de nouvelle évaluation depuis.

Le premier jour de l’attaque, le gouverneur de la région de Koursk avait signalé que cinq civils avaient été tués. Vendredi, le ministère russe de la Santé a fait savoir que 55 personnes y avaient été hospitalisées.

Cette opération sans précédent est un revers inattendu pour les Russes, qui jusque-là avaient l’initiative et gagnaient inexorablement du terrain dans l’est ukrainien face aux soldats de Kiev, moins nombreux. 

«La guerre est arrivée chez nous»

«Tout le monde peut constater que l’armée ukrainienne sait surprendre et sait comment obtenir des résultats», a noté jeudi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui n’a toujours pas directement mentionné cette incursion.

Plusieurs médias russes ont diffusé une vidéo, non vérifiée, dans laquelle des gens se présentant comme des habitants de Soudja appellent à l’aide le président Vladimir Poutine.

Selon les autorités russes, plusieurs milliers de personnes ont été évacuées. «La guerre est arrivée chez nous», disait vendredi après-midi une femme allée accueillir des proches dans une gare moscovite où arrivaient des trains transportant des évacués, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.

Les États-Unis, le principal pourvoyeur d’aide à Kiev, ont répété jeudi «soutenir fermement les efforts de l’Ukraine pour se défendre contre l’agression russe», sans commenter les détails de la situation dans la région de Koursk. 

Le tableau de cette incursion dressé par des experts militaires montre une progression rapide des formations ukrainiennes, alors que, dans d’autres parties du front, le conflit s’est transformé en guerre d’usure depuis fin 2022. 

Les soldats russes, plus nombreux et mieux équipés, grignotent ces dernières semaines du terrain dans la région de Donetsk et pourraient conquérir des villes importantes si cette tendance se poursuivait, estiment des analystes.

La cité industrielle de Kostiantynivka, située à peu près 13 kilomètres du front dans cette même région, a été endeuillée vendredi par une frappe en pleine journée sur un supermarché qui a fait au moins 14 morts et 43 blessés, selon le parquet.

«+Bang !+ est un mot bien faible pour décrire» la détonation, a témoigné auprès de l’AFP Natalia, une voisine de 51 ans, qui a vu les fenêtres donnant sur son balcon soufflées par l’explosion.

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