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Face à la deuxième vague de coronavirus«La seule chose qui marcherait serait le confinement»

Chef des soins intensifs des HUG, Jérôme Pugin est inquiet. Ses équipes sont restreintes et fatiguées. «Mais s’il faut retourner au front, on y retournera», promet-il.

Le Professeur Jérôme Pugin, médecin chef du service des soins intensifs des HUG.
Le Professeur Jérôme Pugin, médecin chef du service des soins intensifs des HUG.
LUCIEN FORTUNATI

La première chose qui frappe en entrant dans son bureau, c’est la modestie des lieux et un tableau dominé par une immense vague sur la baie de La Havane. Un lien avec l’irréelle et éprouvante vague qu’affrontent le professeur Jérôme Pugin et toute «sa vaillante équipe» des soins intensifs des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) depuis le printemps dernier? «Non, c’est l’illustration d’une intense collaboration avec des collègues cubains depuis quinze ans», explique-t-il, l’air fatigué, mais toujours motivé: «Je dois faire bonne figure auprès des miens. Personne n’a envie de retourner au front, mais si nous devons le faire, nous le ferons avec plus d’assurance grâce à l’expérience acquise.» Avant d’imaginer à nouveau le pire, le professeur Pugin nous a ouvert les portes des soins intensifs.

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