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Campagne de prévention
Pourquoi les pharmacies incitent au vaccin contre les tiques

epa10596365 A macro photograph of a tick biting into the skin of a person, in Herrnleis, Lower Austria, Austria, 28 April 2023. Ticks, parasitic arachnids, are more active in the warmer seasons and live by feeding on the blood of their hosts. Tick-borne pathogens can be passed to humans by the bite of infected ticks with bacteria, viruses, or parasites. Some of the most common tick-borne diseases include tick-borne encephalitis (TBE) and borreliosis (Lyme disease).  EPA/CHRISTIAN BRUNA
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L’hiver n’est pas terminé que les tiques, elles, reprennent du poil de la bête. «On sait qu’elles sont en train de se réveiller, car les propriétaires de chiens qui sortent se promener en retrouvent déjà sur leur animal, souligne Christophe Berger, président de la Société vaudoise de pharmacie (SVPH).

L’organisme vient juste de lancer une campagne de prévention. En premier lieu, il encourage vivement la population à se faire vacciner contre la méningo-encéphalite à tiques (FSME), en pharmacie ou chez son médecin. «Il s’agit de la seule méthode pour minimiser les risques en cas de morsure.» En raison du réchauffement climatique, les tiques porteuses de virus couvrent désormais l’ensemble du territoire suisse, y compris les zones d’altitude.

Atteinte du système nerveux

Il est en effet estimé que 5 à 15% des personnes infectées par des tiques porteuses du virus développent une atteinte du système nerveux central qui peut ensuite déboucher sur une paralysie, voire la mort.

Si la première dose protège à environ 80% de la FSME et la deuxième à plus de 95%, trois doses sont nécessaires pour assurer une immunité à long terme. Le coût de la vaccination – une huitantaine de francs par injection – est pris en charge par l’assurance obligatoire des soins, précise la Commission fédérale pour les vaccinations. En cas d’exposition professionnelle, les coûts incombent à l’employeur.

Les gestes qui sauvent

Certaines règles de protection de base restent à appliquer dans tous les cas. Lors de vos sorties dans la nature, privilégiez dès lors des habits longs et idéalement de couleur claire. L’objectif étant de minimiser les points d’entrée, n’hésitez pas à rentrer votre pantalon dans vos chaussettes. Du spray répulsif peut être appliqué sur les zones découvertes.

De retour de balade, veillez à vous ausculter, y compris les endroits moins accessibles (aisselles, zone intime, entre les orteils, crâne…). «On sait que plus la tique reste longtemps, plus les risques de contracter une maladie sont importants», souligne Christophe Berger.

Si une tique est découverte, elle peut être ôtée à l’aide d’une pince. «Cette opération doit se faire à sec, car si on la spraye, on va la stresser et elle va régurgiter le contenu de son estomac, qui comporte des bactéries.»

Délai d’apparition des symptômes

La SVPH souligne aussi l’importance de rester attentif à la suite d’une morsure, en raison du délai important – plusieurs semaines – avant l’apparition des premiers symptômes. «Une étude a mis en évidence le fait que 80% des personnes qui se présentent aux Urgences avec des symptômes oublient de mentionner que c’est lié à une piqûre.» Les pharmacies proposent donc d’extraire elles-mêmes l’animal et d’assurer le suivi de l’évolution de la morsure.

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