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BrevetsLa Suisse à la pointe de l’impression 3D

Les entreprises helvétiques telles que Novartis, Swatch et Nestlé ont déposé de nombreux brevets dans le domaine des technologies liées à l’impression en trois dimensions. L’Office européen des brevets place le pays en tête du nombre de demandes par rapport à sa population.

Spécialiste de l'ostéosynthèse, la société bâloise Medartis utilise l'impression 3D pour produire des implants individualisés pour les patients.
Spécialiste de l'ostéosynthèse, la société bâloise Medartis utilise l'impression 3D pour produire des implants individualisés pour les patients.
KEYSTONE/GAETAN BALLY

La Suisse se trouve en pointe pour l’impression 3D, le pays ayant déposé un nombre important de brevets en la matière. Des grands groupes comme Novartis et Nestlé sont particulièrement actifs dans ce domaine, mais également de nombreuses PME, a indiqué lundi l’Office européen des brevets (OEB).

Par rapport à sa population, la Suisse est le pays qui dépose le plus de demandes de brevets auprès de l’OEB dans le domaine des technologies liées à l’impression 3D, également appelée fabrication additive, a précisé l’institution européenne dans un communiqué.

Parmi les leaders dans ce domaine se trouvent le fabricant d’aides auditives Sonova, le laboratoire Novartis, le chimiste Clariant, l’horloger Swatch et le géant de l’alimentaire Nestlé. Hormis ces grands groupes, les PME helvétiques ont émis 28% des brevets pour l’impression 3D, dont Sintratec, Medartis et Hirschberg.

Demandes de brevet

Environ 13% des demandes de brevet proviennent d’institutions comme l'Université de Zurich et l’École polytechnique fédérale de Zurich.

Plus largement, 47% de l’ensemble des demandes de brevets dans ce secteur proviennent d’Europe et principalement d’Allemagne, du Royaume-Uni et de France.

«La technologie est de plus en plus mûre, sa valeur ajoutée de plus en plus reconnue, notamment pour économiser des ressources et fabriquer des produits complexes à moindres coûts», a précisé l’OEB, ajoutant que l’impression 3D dispose «du potentiel de révolutionner l’ensemble de la chaîne de valeur des entreprises».

ATS/NXP