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L’éditorialLa Suisse crie au loup

Pour le suspense, on ne comptera ni sur la libre circulation, ni sur les avions de combat. Étonnamment, les deux plus gros sujets de votations du 27 septembre semblent pliés, selon notre sondage. Ce qui suscite encore de l’émotion, c’est la révision de la loi sur la chasse. Les Suisses sont 49% à l’accepter et 48% à la refuser.

Un score aussi serré prouve que la question du loup n’est pas réglée. Il est peut-être aussi révélateur d’un débat manqué. Les discussions se sont concentrées sur un texte peu clair qui permet les tirs préventifs. Et fait craindre de voir certains cantons se montrer laxistes avec les autorisations d’abattage. Beaucoup pointent le Valais.

La régulation de ce grand prédateur aurait dû rester au centre des débats. Avec plus de 80 loups et plusieurs meutes (dont trois en Valais), la Suisse doit pouvoir tirer un loup avant que ce dernier ait tué – comme le veut la pratique actuelle – plus de 25 moutons en un mois ou 35 en quatre mois et cela malgré les mesures de protection prises pour les troupeaux.

Avec un résultat aussi mitigé, les Suisses semblent envoyer deux messages: oui, il faut réguler, mais non, pas comme ça. Le hic, c’est qu’un ou deux pour cent pourraient anéantir toute discussion pour les années à venir. Il est impératif de tout remettre à zéro et de relancer un véritable débat de fond sur la régulation du loup. Pour cela, un non est nécessaire.