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Égalité des genres
La Suisse dégringole dans un indice sur l’égalité hommes-femmes

Une semaine après la grève féministe, la Suisse dégringole dans le classement du WEF.
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La Suisse dégringole de huit rangs dans l’indice annuel du WEF sur l’égalité entre les hommes et les femmes, passant à la 21ᵉ place. Plus largement, la situation mondiale stagne sur cette question. Il faut toujours au rythme actuel 131 ans pour atteindre la parité.

Selon l’indice du Forum économique mondial (WEF) publié mercredi à Genève, une semaine après la grève féministe, la Suisse fait un peu moins bien que l’année dernière en termes absolus. Elle recule surtout loin derrière l’Islande, qui reste la meilleure.

La Norvège gagne un rang pour prendre la deuxième place et dépasse la Finlande. L’année dernière, la situation était revenue à celle d’avant la pandémie. Depuis, le décalage entre hommes et femmes n’a diminué que de 0,3 point de pourcentage en un an. Cette amélioration est surtout due à l’accès à l’éducation.

Et au total, près de 120 pays ont fait reculer d’au moins 95% la différence entre les sexes sur cette question. La part n’atteint que 60% pour la participation économique et moins d’un quart pour l’émancipation politique.

Amélioration dans les conseils d’administration

La proportion d’administratrices au sein des organes de surveillance des 100 plus grosses sociétés cotées en Suisse a atteint ce printemps 30,8% et se conforme ainsi pour la première fois avec le seuil de 30% fixé par le Conseil fédéral à l’horizon 2026. Les femmes ont représenté un peu plus d’un tiers des nouveaux entrants dans les conseils d’administration, relève mercredi le cabinet de conseil Swipra.

La firme zurichoise a épluché pour ce faire les comptes rendus des assemblées générales qui se sont tenues entre le 1er juillet 2022 et le 14 juin de cette année.

Près de 90% des sociétés ont adapté leurs statuts suite à la révision de la législation sur les entreprises cotées. Introduction d’une marge de fluctuation du capital et possibilité de convoquer des assemblées générales à distance ont été les objets les plus vivement discutés.

Les rémunérations des directeurs généraux ont par ailleurs fait l’objet d’une contestation croissante, le taux de rejet étant passé sur un an de moins de 17% à plus de 28%.

Le salaire annuel médian a dans le même temps progressé de 7,59 millions de francs à 8,62 millions, mais c’est surtout l’écart grandissant entre ces sommes et celles perçues par le commun des collaborateurs qui constituent de mauvais signaux pour la responsabilité sociale des garants de la bonne gouvernance des entreprises, concluent les auteurs de l’étude.

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