Passer au contenu principal

CoronavirusLa Suisse enregistre deux décès supplémentaires

Le dernier bilan de l’Office fédéral de la santé publique fait état de deux nouveaux décès liés au Covid-19. Le nombre quotidien de nouvelles contaminations s’élève à 405, en augmentation depuis jeudi.

"Le nombre de nouveaux cas augmente continuellement, heureusement le nombre d’hospitalisations reste bas et stable", a indiqué vendredi Virginie Masserey, responsable de la section contrôle de l’infection à l’OFSP.
Keystone

La Suisse a franchi vendredi pour la première fois la barre des 400 cas supplémentaires de Covid-19 en 24 heures (405), selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Pour Stefan Kuster, la situation est néanmoins stable, avec peu d’hospitalisations et de décès.

Seuls deux décès supplémentaires sont à déplorer pour les dernières 24 heures, pour un total de 1732. Le nombre de contaminations augmente lui continuellement ces dernières semaines, a reconnu Stefan Kuster, chef de la division Maladies transmissibles de l’OFSP.

Mais le taux de reproduction, soit le nombre de personnes infectées par un malade reste inférieur à 1, taux à partir duquel la propagation devient exponentielle, a-t-il souligné. Et les personnes de moins de 40 ans forment toujours la plus grande cohorte des cas positifs, soit les trois quarts.

Depuis le début de la pandémie, 43’532 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 1'070'910 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein, dont 16'258 les dernières 24 heures. Sur les sept derniers jours, le nombre total d'infections est de 1971.

La Suisse recense 14 hospitalisations de plus par rapport à jeudi. Le nombre de nouvelles hospitalisations oscille entre 30 et 50 par semaine, a précisé Stefan Kuster. Le total des personnes hospitalisées depuis le début de la pandémie se monte désormais à 4584.

Suite incertaine

La suite s’annonce incertaine, avec notamment les retours de voyage, la rentrée scolaire, la tenue de plus grandes manifestations et le retour de la population dans des lieux clos, a déclaré Stefan Kuster. «Nous travaillons sur une stratégie de test qui puisse intervenir dans les 24 premières heures», a-t-il indiqué. «Et nous préparons la saison de grippe, pour éviter une double charge aux hôpitaux».

Le pays dénombre actuellement 1412 personnes en isolement et 4032 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S’y ajoutent 7633 autres personnes revenant de voyage d’un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

Tester les enfants

Interrogée à propos des tests pratiqués sur les enfants, Virginie Masserey, cheffe de la section contrôle de l’infection de l’OFSP, a précisé qu’il était important de contrôler toutes les personnes présentant des symptômes. Les moins de 12 ans peuvent faire exception. Mais pour l’OFSP, il s’agit surtout de repérer l’adulte potentiellement vecteur du virus afin de couper les chaînes de transmission.

Pour la responsable, la quarantaine reste le meilleur moyen d’interrompre les contaminations. L’OFSP n’a pas l’intention de changer sa durée de dix jours. Plus de la moitié des personnes montrent des symptômes après cinq jours. Parfois cela peut aller jusqu’à 14, a précisé la responsable de l’OFSP.

Interrogée sur une éventuelle inscription de la France sur la liste des pays à risque, Virginie Masserey a indiqué que l’OFSP était toujours en phase d’évaluation. En revanche, dix nouveaux pays ont été ajoutés parmi lesquels la Croatie, le Liban et l’Ukraine. Huit en ont été retirés dont la Belgique, le Luxembourg ou le Mexique. Cette nouvelle liste est en vigueur à partir de lundi.

ATS/NXP