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Juges et procureurs vaudoisLa surveillance de la justice a encore besoin de réglages

Critiqué par le Tribunal cantonal, le projet de Conseil de la magistrature fait aussi l’objet de remarques des avocats et du Ministère public sur sa composition et sur l’agenda de sa mise en œuvre.

Lors de l’audience d’appel des douze activistes du climat, condamnés après un acquittement, le procureur général Éric Cottier (de dos sur la photo) a évoqué le Conseil de la magistrature en projet pour s’occuper du cas du juge de première instance Philippe Colelough. Il lui reproche d’avoir parlé à «24 heures» avant l’audience d’appel.
Lors de l’audience d’appel des douze activistes du climat, condamnés après un acquittement, le procureur général Éric Cottier (de dos sur la photo) a évoqué le Conseil de la magistrature en projet pour s’occuper du cas du juge de première instance Philippe Colelough. Il lui reproche d’avoir parlé à «24 heures» avant l’audience d’appel.
KEYSTONE/LAURENT GILLIÉRON

La justice doit être indépendante, tout le monde est d’accord. Mais il arrive qu’elle dysfonctionne, ne respecte pas ses devoirs ou commette des erreurs crasses. Les récents soubresauts du Ministère public de la Confédération l’ont montré. L’idée de créer un Conseil de la magistrature dans le canton de Vaud, afin d’exercer une «haute surveillance» disciplinaire et administrative, est défendue depuis 2010, notamment par les avocats. L’affaire Claude Dubois, un récidiviste qui avait assassiné la jeune Marie en 2014 après être sorti de prison muni d’un bracelet électronique, a réactivé l’idée, préconisée par le rapport de l’ancien procureur général tessinois Dick Marty.

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