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EssaiLa technologie avancée de la Renault Clio hybride

Elle passe en douceur de la traction électrique à la thermique grâce à une boîte robotisée qui ne crée jamais d’emballements désagréables.

La Renault Clio hybride propose une technologie permettant de belles économies de carburant.
La Renault Clio hybride propose une technologie permettant de belles économies de carburant.
RENAULT

Avant de monter à bord de la Clio hybride (E-Tech 140 pour les puristes), établissons l’inventaire technologique de cette citadine qui vit sa cinquième génération.

On y trouve un groupe thermique (4 cylindres) de 1,6 l et 91 ch, deux moteurs électriques, un de 49 ch, l’autre (HSG) de 25 ch, une boîte robotisée à crabots et une batterie Hitachi lithium-ion de 1,2 kWh.

Pas d’emballement dans les montées

La complexité technologique débouche sur une utilisation toute en douceur, au point d’avoir de la difficulté à savoir qui fait quoi lorsqu’on roule.

Chez quelques concurrents, l’utilisation d’une boîte à variation continue provoque des montées brutales dans les tours dès qu’on demande un effort dans les montées au véhicule. La Clio, elle, grimpe sans rechigner, comme le ferait une voiture thermique à boîte automatique.

En fait, lors de la mise en route de cette citadine, si le 4-cylindres tourne au ralenti, la traction est assurée par l’électricité et la gestion de la boîte (à crabots plats comme sur les bolides de F1) est épaulée par le petit moteur HSG.Ce dernier renforce aussi la régulation de la charge de la batterie, améliore le ressenti, diminue la consommation sur le rapport «ville» et se charge de la production d’électricité pour les composants. Cela a permis d’ajouter un quatrième rapport pour le moteur thermique.

Traction électrique jusqu’à 40 km/h

Résultat, cette Clio vous emmène selon le rythme que vous avez choisi. À basse vitesse, visiblement jusqu’à 40 km/h, le groupe électrique assure le travail. Sur une distance plus longue que d’autres véhicules hybrides non rechargeables essayés.

Mais cette impression reste confuse, car il est difficile de savoir qui mène la barque, sauf, bien entendu, lorsque la vitesse de croisière est plus élevée. Cette technologie est surtout précieuse en ville où la consommation baisse énormément.

Sur l’ensemble de l’essai, réalisé sur des trajets urbains et suburbains, la consommation s’est stabilisée à 5,1 l. Pas mal, non?

L’aspect pratique? La Clio n’a rien à prouver dans ce domaine. Le conducteur dispose d’un grand écran vertical, l’espace intérieur est généreux pour le segment, le coffre modulable assez grand pour assurer des courses abondantes. On ne s’étonne pas de son succès commercial…