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Le canton au fil des pagesLa vallée de Joux se livre dans toute sa splendeur naturelle

Le photographe Dominique Weibel a immortalisé ce coin de pays marqué par son lac emblématique. Premier volet de notre série.

Dominique Weibel a immortalisé un grand tétras durant sa saison préférée, l’hiver.
Dominique Weibel a immortalisé un grand tétras durant sa saison préférée, l’hiver.
DOMINIQUE WEIBEL

Des vues panoramiques à couper le souffle, des lumières et des ambiances qui immergent le lecteur dans la réalité du terrain. En tournant les 230 pages de «La vallée de Joux, des images – un regard» lentement pour ne pas en perdre une miette, on comprend instantanément pourquoi le photographe Dominique Weibel concède volontiers être tombé amoureux de ce coin de Pays de Vaud, trop souvent réduit à son lac et sa Dent-de-Vaulion dans l’esprit de ceux qui n’y vivent pas.

«C’est plus encore l’hiver que j’aime à la vallée de Joux.»

Dominique Weibel, photographe

Au gré des pages, ce microcosme se fait tantôt écossais, tantôt canadien, toujours combier, dévoilant la richesse de sa nature, la beauté de ses couleurs, mais aussi l’ardeur de son climat montagnard à la froide saison. «Certes, les lumières de l’automne y sont superbes, mais c’est plus encore l’hiver que j’aime à la vallée de Joux», souligne l’artiste. Une saison où tout doit se mériter. «Le Mont-Tendre n’est plus accessible en voiture et c’est à peaux de phoque qu’il faut s’y rendre pour découvrir des traces d’animaux dans la neige. Ou ces chalets et ces arbres, pris sous l’or blanc qui accentue encore leur cachet.»

À la vallée de Joux, il y a trois lacs, et pas un seul. Le lac Ter et sa ceinture de roseaux, entre les villages du Lieu et du Séchey (à g.), sont le paradis des patineurs de plein air en hiver.
À la vallée de Joux, il y a trois lacs, et pas un seul. Le lac Ter et sa ceinture de roseaux, entre les villages du Lieu et du Séchey (à g.), sont le paradis des patineurs de plein air en hiver.
DOMINIQUE WEIBEL

Dans ses moindres recoins

Contacté par les éditions neuchâteloises Alphil Distribution, Dominique Weibel livre un ouvrage riche de plus de 200 photographies qu’il a réalisées, parfois avec un drone, qui embrasse l’entier de cette vallée vaudoise aux portes de la France, en se concentrant sur le terroir et la nature. Mais du massif du Mont-Tendre à celui du Risoud, des premiers hectomètres de l’Orbe à la Dent-de-Vaulion, le photographe l’a sillonnée en long, en large et en travers, arpentant ses moindres recoins à des heures souvent très matinales pour en obtenir la meilleure authenticité. «Même les endroits les plus sauvages, ceux de cette forêt encore préservée du Risoud où les téléphones portables ne passent pas, où l’on se perd et où s’est installé le loup.»

Un autre vue hivernale et originale de ce lac si emblématique de la vallée de Joux.
Un autre vue hivernale et originale de ce lac si emblématique de la vallée de Joux.
DOMINIQUE WEIBEL

Dominique Weibel y a déménagé une bonne quinzaine d’années avant le grand prédateur. Parce qu’il était à la recherche d’une meilleure qualité de vie que celle que pouvait lui offrir la région lausannoise. Et qu’il savait où la trouver, lui qui y venait depuis plusieurs années dans un petit appartement de vacances. Le mieux, c’est aussi ce qu’il recherche dans son travail artistique: «Je recherche constamment le bon angle de vue et la meilleure lumière pour faire ressortir les tonalités, les ambiances des saisons ou capturer la nature qui s’offre à moi.»