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Sorties cinéma
«La vie pour de vrai», «99 Moons»: quels films aller voir cette semaine?

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«99 Moons», un souffle de liberté

Sexualité et hédonisme.

Peu importe leurs motivations, leurs fantasmes, leurs désirs: lorsque Bigna et Frank se rencontrent, l’alchimie passe, comme on dit. Leurs corps s’attirent et leurs différences se complètent dans un cocktail de sexe et d’hédonisme qui durera 99 lunes, phase qu’on vous laisse calculer si le cœur vous en dit. Jan Gassmann, dont on connaissait surtout «Chrigu», portrait en 2009 d’un jeune de 24 ans condamné par un cancer incurable, assume une liberté tonifiante dans la manière dont il filme ses personnages.

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Mais au cinéma, la liberté transite par le contrôle. Dans cette perspective, le film est visiblement tourné au millimètre. Le souffle qui s’en dégage est d’autant plus remarquable que le métrage ne contient que des scènes intimes, soit des scènes où le spectateur devrait se sentir en trop. Et pourtant, on est vraiment dedans, du premier au dernier plan, presque impliqué dans le processus chimique qui semble dominer cette relation trop fusionnelle pour durer.

Note:**

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«La plus belle pour aller danser», délicat

crédit: Praesens

Au collège, personne ne remarque Marie-Luce. Ni le garçon dont elle est amoureuse, ni les autres filles qui n’en veulent pas comme copine. Un soir, elle se déguise en garçon pour un bal costumé et devient Léo. Et tout à coup, tout le monde l’adore. Le garçon convoité la drague (ainsi découvre-t-elle qu’il est gay) et les filles se battent pour l’avoir comme pote. C’est en gros le monde à l’envers.

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Il faut une certaine délicatesse pour que ce sujet ne bascule pas dans le ridicule. Victoria Bedos (fille de Guy) en a assurément. Elle a aussi bien choisi sa principale héroïne, la jeune Brune Moulin, qui n’est absolument pas mièvre ni à côté de la plaque dans un rôle à double visage sur lequel tout le film repose. Une réussite en mode mineur indéniable.

Note: **

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«La vie pour de vrai», le huitième Boon

Dany Boon et Charlotte Gainsbourg.

En huit films et presque autant de raz-de-marée au box office, Dany Boon est devenu le roi du monde. Et peut presque se permettre de réaliser ce qu’il veut. Son précédent film, «8 rue de l’humanité», n’était sorti que sur Netflix. À raison: c’est l’un des pires films français de ces dernières années. Il tente de relever la barre avec cette «Vie pour de vrai» qui repose sur les contrastes et raconte comment un ex GO du Club Med se met en tête de retrouver son amour d‘enfance.

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Encore faut-il y croire. Et là, on rame un peu. Boon grimace dans le rôle principal, flanqué d‘un Kad Merad parachuté dans celui d‘un demi-frère faussement débonnaire, et d’une Charlotte Gainsbourg qui ne donne guère corps à son caractère d’amoureuse. On se laisse surprendre sur la fin, mais c’est loin d’être indispensable.

Note: *

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Jill», le Jura, c’est l’Amérique!

crédit: frenetic films

Signé par le Zurichois Steven Michael Hayes, «Jill» véhicule des ambitions que ne présentent pas souvent les films suisses. Et cela sans doute à cause d’un contexte de retour à la nature qui l’apparente volontiers à certaines productions américaines, impression renforcée par une thématique sur la paranoïa qu’on trouve peu fréquemment dans notre cinéma national. Tourné dans le Jura, dans les Franches-Montagnes, le film est censé se dérouler dans le Montana, non loin de la frontière canadienne.

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«Jill» est également un film qui se déroule sur deux temporalités, le passé et un présent qui subit les conséquences du premier. L’épaisseur du drame familial que décrit le film se révèle petit à petit dans un récit privilégiant la suggestion à la démonstration. À découvrir.

Note: **

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Seule», un chalet enneigé et Asia Argento

Asia Argento.

Le cinéma d’espionnage est au fond un genre assez large. On y trouve aussi bien des productions comme James Bond que ce genre de petit film d’auteur plutôt abstrait, volontairement désossé, avec une dose de mystère impénétrable. «Seule», sous-titré «Les dossiers Silvercloud», met en scène un personnage isolé, coupé du monde, face à un hors-champ dont chaque centimètre semble représenter une menace.

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Cette femme seule, solidement campée par une Asia Argento dans un registre plus intimiste que d’habitude, se fait rattraper par son passé en remarquant que le chalet dans lequel elle s’installe a été entièrement mis sous écoute. Le sentiment d’inquiétude naît ici de rien. Un bruit, un entrebâillement, à peine plus qu‘un songe, et soudain l’altérité d’une présence. Pour ses débuts, Jérôme Dassier flirte avec le film d‘auteur et celui de genre. Inégal mais intéressant.

Note: **

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre