Abus sexuels à Saint-MauriceL’abbaye recherche d’autres victimes
Dans le cadre du groupe de travail mis sur pied par l’institution, les personnes désirant témoigner sont encouragées à se manifester.

L’abbaye de Saint-Maurice entend bien faire sa part pour faire la lumière sur les abus sexuels commis en son sein ces dernières décennies. À la suite des révélations de la RTS en novembre, l’institution religieuse a mis sur pied en mars une commission d’enquête pour faire la lumière sur ce volet trouble de son histoire. Désormais, celle-ci «a débuté son travail et lance un appel aux témoignages», communique-t-elle ce lundi.
L’appel est lancé aux «personnes concernées par les abus sexuels pour recueillir leur expérience et connaître le contexte de survenue de ces abus, les démarches qu’elles ont entreprises et leurs suites; aux témoins qui pourraient fournir des données sur le fonctionnement de l’abbaye, sur les relations entre chanoines, élèves, novices, etc. ou tout autre élément éclairant les conditions qui ont pu favoriser ou prévenir les abus».
S’annoncer par mail
Les personnes désireuses de s’exprimer sont invitées à s’annoncer par mail (enquete-st-maurice@unifr.ch) en indiquant un téléphone ou une adresse mail. Elles «seront contactées par un des membres du groupe de travail dans le courant de l’été 2024», «dans le respect de la protection des données et de la personnalité de tous ceux qui pourraient être concernés par cette étude».
Pour rappel, le groupe de travail est présidé par Pierre Aubert, procureur général du canton de Neuchâtel, et composé de quatre historiennes de l’Université de Fribourg. Le groupe travaille sur la base d’archives et de témoignages concernant des cas datant des années 60 à nos jours. Ses résultats sont attendus «entre mai et juillet 2025».
L’abbaye précise que «le groupe n’a pas d’autre mission que d’établir des faits et un contexte global. Il ne se prononcera pas sur des responsabilités individuelles.» Il pourra cependant orienter ceux qui le souhaitent «vers les autorités compétentes pour une procédure judiciaire ou une demande de réparation financière».
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