AboUn oui à plus de 60%L’acharnement des opposants à la loi Covid n’a pas payé
Pour la troisième fois en deux ans, les Suisses ont soutenu la stratégie sanitaire du Conseil fédéral et du parlement face au coronavirus.

C’est oui, et un oui important. La loi Covid a été acceptée ce dimanche par 61,9% des Suisses. Cette prolongation de la législation jusqu’en 2024 permet de recourir «en cas de nécessité» à des instruments qui ont fait leurs preuves, afin de protéger les personnes menacées et le système de santé en cas de rebond de l’épidémie. On pense ici notamment au pass sanitaire, ou aux applications de traçage.
«Avec ce résultat, on garantit la liberté de voyager, on permet d’intervenir dans l’approvisionnement de vaccins, dans la transparence sur les coûts ou dans la gestion des stocks.»
Du côté de partisans de la loi, c’est évidemment le soulagement qui domine. «Je vois dans ce large oui un signe de confiance vis-à-vis des autorités et de leur stratégie face au coronavirus, réagit le conseiller national Benjamin Roduit (Centre/VS). Avec ce résultat, on garantit la liberté de voyager, on permet d’intervenir dans l’approvisionnement de vaccins, dans la transparence sur les coûts ou dans la gestion des stocks. Mais cette loi est surtout un plus en termes de prévention. Si nous devions rencontrer une nouvelle phase aiguë de la pandémie, nous aurions déjà les bases légales pour être prêts à agir tout de suite.»
En face, la défaite est plus sévère. C’est en effet la troisième fois que les opposants aux mesures Covid tentent de les faire capoter en votation populaire. Et la troisième fois qu’ils échouent. Le comité référendaire a-t-il fait preuve d’acharnement? «Non», répond Jean-Luc Addor (UDC/VS), dont le parti était l’un des seuls à s’opposer au projet. Et encore pas de façon unanime.
«Ce qui est intéressant dans ce résultat, c’est qu’il y a un socle d’environ 40% de votants qui ne font pas confiance, ni au Conseil fédéral, ni à la majorité du parlement.»
Le conseiller national préfère voir le verre à moitié plein. «Ce qui est intéressant dans ce résultat, c’est qu’il y a un socle d’environ 40% de votants qui ne font pas confiance, ni au Conseil fédéral, ni à la majorité du parlement, explique Jean-Luc Addor. Des gens qui savent que des mesures telles que le pass sanitaire sont des facteurs d’exclusion. C’est un signal important pour les autorités, alors qu’on sait déjà que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) envisage de faire un pacte mondial sur la prévention des pandémies, qui serait une atteinte à notre souveraineté.»
La bataille sur le front sanitaire n’est donc pas encore terminée.
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