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Le sport touché de plein fouetL’angoisse, dénominateur commun entre le LHC et le LS

L’avenir est en forme de point d’interrogation pour les deux principaux clubs professionnels du canton. Comme pour Yverdon Sport.

Le LHC n’imagine pas poursuivre sa saison sans la présence de ses fidèles supporters à la Vaudoise aréna.
Le LHC n’imagine pas poursuivre sa saison sans la présence de ses fidèles supporters à la Vaudoise aréna.
KEYSTONE

Depuis mercredi et l’annonce-choc du Conseil d’État valaisan, l’espoir de pouvoir échapper à de sévères restrictions supplémentaires s’était déjà fortement envolé pour tous les sportifs vaudois. Comme dans les autres cantons romands, les amateurs ont donc appris, vendredi, qu’ils devront cesser toute activité dès samedi soir. À l’exception toutefois - différence appréciable - des juniors qui pourront, eux, continuer de pratiquer normalement leur sport. Ou presque.

Pas une vraie surprise

Une activité que pourront aussi poursuivre les clubs professionnels du pays. Mais, comme on peut l’imaginer, l’annonce simultanée de la réduction à 1000 du nombre de spectateurs autorisés dans leurs enceintes n’a pas été du goût des dirigeants du Lausanne HC et du Lausanne-Sport. «Depuis deux jours, on se doutait un peu que de telles mesures allaient être prises, convient Vincent Steinmann, directeur de la communication du LS. Même s’il est quand même préférable d’avoir 1000 spectateurs que de jouer à huis clos, cette situation est un vrai coup de massue, une source d’angoisse pour le sport professionnel suisse dans sa globalité. Et aujourd’hui, j’en viens à me demander si l’on ne devra pas tout arrêter d’ici quelques semaines, même si je ne le souhaite pas. Lors de la prochaine pause du championnat, mi-novembre, il faudra que l’on se pose les bonnes questions.»

«Cette situation est un vrai coup de massue, une source d’angoisse pour le sport professionnel suisse dans sa globalité»

Vincent Steinmann, directeur de la communication du LS

Un sombre tableau que Sacha Weibel noircit encore. «Pour ce qui concerne le hockey, détaille le CEO du LHC, il est clair que l’on ne peut pas continuer de jouer avec seulement 1000 spectateurs. Raison pour laquelle je pense qu’il faudra prendre la décision d’interrompre tout simplement le championnat après le 2 novembre. Pour ne le reprendre que lorsque la situation sanitaire nous permettra d’accueillir au minimum le même nombre de spectateurs que nous le pouvons jusqu’à ce samedi à minuit (ndlr: 5300 pour la Vaudoise aréna)

Selon un scénario réaliste, la reprise des compétitions pourrait dès lors être envisagée avec l’arrivée du printemps, voire un peu plus tôt en étant optimiste. «C’est une option envisageable. Le plus important pour les clubs est de jouer en intégralité cette saison avec, pourquoi pas, des play-off repoussés en juin», conclut Sacha Weibel.

Yverdon tremble

L’annonce de l’interruption immédiate des compétitions réservées aux amateurs -et très probablement aussi le championnat de Promotion League (3e division) - a catastrophé Mario Di Pietrantonio, le président d’Yverdon Sport. Pour mémoire, son club de football avait déjà vu ses rêves de promotion s’envoler, en mars dernier, avec l’arrêt définitif de la saison. Une issue qu’il craint de voir se répéter.

«Nous sommes traités comme de simples amateurs d’un club de 5e ligue alors que mon équipe compte 20 professionnels qui s’investissent à fond dans leur métier, regrette-t-il. Cette probable décision serait une immense déception pour nous tous, d’autant plus que nous sommes sur une formidable dynamique. Maintenant, j’espère que, le cas échéant, nous pourrons au moins recommencer à jouer au printemps. Il reste heureusement assez de temps d’ici au mois de juin pour terminer ce championnat et éviter ainsi une nouvelle catastrophe. J’ai confiance en nos instances dirigeantes pour qu’ils prennent prochainement les bonnes décisions.»