Passer au contenu principal

CommentaireL’armée ne peut pas faire l’économie d’un débat de fond

Les Suisses ont accepté de justesse l’acquisition de nouveaux avions de combat. Un résultat qui pose la question de l’avenir sécuritaire du pays.

Il n’y a pas si longtemps encore, le citoyen suisse naissait pour ou contre l’armée. Peu importe le sujet soumis à votation, la grande muette était une institution qu’une minorité voulait abolir et à laquelle une majorité de la population adhérait.

Cette époque est désormais révolue. Le vote sur l’achat des avions de combat Gripen en 2014 a fait vaciller l’état-major. Mais il y a six ans, il eût été malhonnête d’interpréter le non comme un désaveu de l’armée. La campagne des partisans de l’achat avait été désastreuse, comme le choix de l’appareil.

«La population s’est prononcée sur l’avenir des Forces aériennes, et, partant, de l’armée dans sa structure actuelle»

Le scrutin de dimanche présentait un enjeu différent. La population s’est prononcée sur l’avenir des Forces aériennes, et, partant, de l’armée dans sa structure actuelle. Le vote à 8670 voix d’écart devrait mener le Conseil fédéral, les partis politiques et les acteurs de la sécurité à ouvrir un débat de fond, sans tabou.

La moitié des citoyens exprime en effet de la défiance et des doutes. L’ignorer serait coupable. Pourquoi investir 6 milliards de francs dans des avions de combat alors que le rapport sur la sécurité 2019 évoque la menace terroriste, l’espionnage et les attaques cybernétiques comme des défis aigus? Alors que la pandémie a montré l’imprévisibilité des crises?

Les nouvelles menaces ne remplacent pas les anciennes, répète à l’envi la cheffe du Département de la défense, Viola Amherd. Certes, mais les moyens ne sont pas illimités non plus. Et aujourd’hui, c’est toujours l’armée de grand-papa – ses chars, ses stocks de munition et ses blindésqui en absorbe la majeure partie.

14 commentaires
    CHARLES PITTET

    Discrètement je suis très proche de Saint Nicolas de Flüe car moi-même je suis touché par Jésus. le regard de Jésus , son laser au centre de mes deux yeux ,hope-là dans le coeur, j'assiste à une médisance utile de quoi penser avec le monde. Une utilité aujourd'hui, je dirai oui. La Suisse en soi ne peut pas faire plus que les avions ou une autre astuce. PARDON PARDON voyions nous sommes suisse.