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Lac de NeuchâtelL’Armée procède à l’analyse «pollution» de sa place de tir lacustre

Près de 5000 tonnes de munitions reposent au fond du lac de Neuchâtel. Des échantillons d’eau et de sédiments sont actuellement prélevés pour être analysés.

Le plongeur remonte à la surface l’échantillon de sédiments qu’il vient de prélever à moins de 3 mètres de profondeur.
Le plongeur remonte à la surface l’échantillon de sédiments qu’il vient de prélever à moins de 3 mètres de profondeur.
JEAN-PAUL GUINNARD

Environ 5000 tonnes de munitions qui reposent par quelques mètres de fond, ça doit forcément polluer l’eau et les sédiments du lac de Neuchâtel, non? D’autant que les résidus des projectiles les plus anciens y baignent depuis 1928. La réponse à cette question sera connue dans le courant de l’été, quand les échantillons prélevés lundi et mardi sur le site de la place de tir de Forel (FR) auront été analysés par deux laboratoires spécialisés.

Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) a dépêché à cet effet une équipe de sept personnes pour procéder à des carottages dans l’eau propre et froide du lac de Neuchâtel. En 2015 déjà, le DDPS avait examiné la pollution potentielle de l’eau du site qui se trouve au cœur des réserves naturelles de la Grande Cariçaie. «La valeur de la pollution constatée était bien inférieure aux limites applicables. Elle ne nécessitait donc pas d’autre intervention», explique Bruno Locher, chef Territoire et environnement au DDPS.

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