Passer au contenu principal

Transport aérien«L’arrêt du Genève-New York ne causera pas de préjudice»

Thomas Hurter, le président du lobby de l’aviation suisse, trouve des raisons de garder quelque optimisme. Même pour les usagers de Genève Aéroport!

Thomas Hurter, président d’Aerosuisse.
Thomas Hurter, président d’Aerosuisse.
KEYSTONE

Cette année, Swiss International Air Lines n’aura probablement exploité, en moyenne, que moins de la moitié de ses capacités. Cette inactivité permet certes de réduire les coûts. Mais, évidemment, sans compenser l’effondrement des recettes. La principale compagnie aérienne helvétique consumerait ainsi 1,5 million de francs chaque jour.

Thomas Hurter, conseiller national UDC (Union démocratique du centre) et président d’Aerosuisse, le lobby du transport aérien helvétique, trouve néanmoins des raisons de garder quelque optimisme. Entretien.

Depuis plusieurs mois, et cela durera encore au moins jusqu’à la fin mars, Swiss n’effectue plus son vol direct Genève-New York. Ne craignez-vous pas qu’une telle mesure d’économie ne constitue un gros risque commercial pour la compagnie? Et une grosse perte pour la connexion de la Genève internationale avec le monde?

L’arrêt du vol Genève-New York ne causera pas de préjudice. Il reste provisoire. La demande s’avérera en effet décisive pour déterminer quelles destinations seront rétablies après la crise. Dans le monde entier, des autorités ont en plus pris des dispositions, du type dérogations aux règles sur les créneaux horaires (slot waivers), afin de ne pas perdre des droits d’atterrissage acquis après des vols annulés à cause du coronavirus.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.