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Le rêve d’une trentenaireL’art au féminin veut prendre de l’espace à Lausanne

Audrey Piguet «Wild Lips» (2014): «En tant que femme, on doit un peu plus batailler pour exposer. Le constat est personnel mais je le vois aussi au fil des expositions que je visite. Un espace d’art dédié serait une ouverture supplémentaire, un pas de plus dans une démarche visant l’équité alors que pour les artistes, c’est une opportunité plus qu’enrichissante. Marie Bagi ayant constitué autour d’elle un réseau de pratiques et d’univers très différents. Ce n’est en aucun cas un ghetto, on en a bien sûr parlé, il ne s’agit pas d’abaisser une cloison pour en monter une autre.»
Anat «Shir - chayav mele’e shir (chant - sa vie est pleine de poésie» (100 x 100 cm): «Je ne suis pas vraiment une militante de la cause féministe, mais ce qui me fait croire en ce projet, c’est la personnalité et la sensibilité de Marie Bagi comme sa manière de joindre la tête et le cœur. Il y a eu une vraie rencontre et c’est comme ça que je fonctionne, c’est ce qui me motive. Son projet est aussi une histoire de rencontres, il propose une autre formule sans exclure, sans dire que les uns sont meilleurs que les autres, célébrant réellement l’échange et c’est ce qui m’a convaincue comme je peux être convaincue par des projets avec d’autres artistes, hommes ou femmes.»
Sabrina Amigoni, «Frida Kahlo» (140 x 100 cm): «J’ai tout de suite été emballée par ce projet d’espace d’art pour les femmes artistes. C’est un très bon projet d’une part parce que rien de tel n’existe et parce qu’il réunit plusieurs problématiques dont la reconnaissance de la femme dans le milieu artistique qui n’est pas encore tout à fait au goût du jour. Et Marie Bagi a le bagage pour faire quelque chose de très positif avec son projet qui met en avant les artistes et leur travail avant le but lucratif.»
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