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Technique non conventionnelleLausanne surveille la pandémie grâce aux eaux usées

La Ville suit l’évolution de la pandémie en «lisant» dans les eaux usées. Une technique qui a fait ses preuves à l’étranger, et qui est fiable. L’eau potable n’est pas concernée par ces mesures.

Une vue de la nouvelle partie fraîchement construite et en fonction du chantier de la Station d’épuration des eaux usées, STEP, de Vidy le mardi 4 août 2020 a Lausanne.
Une vue de la nouvelle partie fraîchement construite et en fonction du chantier de la Station d’épuration des eaux usées, STEP, de Vidy le mardi 4 août 2020 a Lausanne.
KEYSTONE

La Ville de Lausanne a annoncé dans un communiqué publié ce jeudi qu’elle suivait l’évolution de la pandémie de coronavirus en effectuant des relevés dans les eaux usées. Les données sont prélevées trois fois par semaine environ à l’entrée des stations d’épuration. Elles sont ensuite actualisées pour permettre aux autorités de réagir en temps voulu.

Cette technique a déjà été testée à l’étranger auparavant, notamment en Italie, en France, aux Pays-Bas et aux États-Unis. En Suisse, ce sont les chercheurs du Laboratoire de chimie environnementale de l’EPFL et de l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l’eau (Eawag) qui se chargent des analyses.

Technique éprouvée

Ils utilisent des échantillons de selles. L’analyse permet de déceler et quantifier la présence de fragments du génome du virus. Le virus complet n’est donc pas repéré, mais sa seule trace suffit à obtenir de bons résultats indicatifs de son évolution, puisqu’elle peut être détectée dans tous les cas, y compris pour les personnes asymptomatiques. Des tests concluants avaient déjà été menés lors de la première vague.

Les autorités ajoutent qu’à ce jour, il n’y a aucune indication que les eaux usées constituent une source significative d’infection au virus. Elles ajoutent que la plupart des STEP de Suisse ne sont pas équipées pour éliminer les virus de manière ciblée dans les eaux usées. La STEP de Vidy ne fait pas exception pour l’instant, mais elle sera équipée d’une installation spécifique au terme de sa mue. L’eau potable reste, elle, traitée contre le virus et peut donc être consommée sans problème.

3 commentaires
    S.y

    Cette technique, utilisée à Paris et Marseille, a prouvé que le taux de virus dans les eaux usées avait commencé à baisser avant le confinement, prouvant ainsi que ce dernier n'est pas responsable de la baisse des contaminations.

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