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Portrait de François JunodL’automatier de Sainte-Croix chérit le libre arbitre

L’art du Vaudois, dont les androïdes sont collectionnés dans le monde entier, vient d’entrer au Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Rencontre dans son antre.

François Junod dans son atelier de Sainte-Croix.
François Junod dans son atelier de Sainte-Croix.
Jean-Paul Guinnard

Pour rencontrer François Junod, il faut grimper jusqu’à Sainte-Croix et le Balcon du Jura tout juste inscrit au Patrimoine immatériel de l’Unesco pour son savoir-faire horloger et sa mécanique d’art. L’atelier du maître occupe une ancienne usine de cartonnage qui a appartenu à son père puis à la manufacture Reuge. Dès l’entrée, on pénètre dans une sorte de brocante qui se trouve être le rez-de-chaussée de l’entreprise du sexagénaire qui emploie quatre personnes: «Ce robot-automate, je l’avais créé pour une pièce de théâtre. C’est la première fois que j’en faisais un doté d’une colonne vertébrale!» À l’étage, partout des têtes d’animaux en plâtre, des crânes, des ressorts, des oiseaux et, sur un établi, une dizaine de paires d’yeux qui attendent un visage. «J’aime bien vivre dans ce chaos organisé. Quand j’entre dans mon atelier, c’est un peu comme si j’entrais en moi-même.»

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