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Manifestation maintenueMalgré la seconde vague, le 23e Ciné-Festival attend les cinéphiles

La manifestation donne le ton de la saison avec un programme où la joie de vivre rythme le quotidien. Du 4 au 8 novembre.

Dans «Tout nous sourit», le film d’ouverture, Audrey (Elsa Zylberstein) se lâche en musique pour tenter de faire face à l’adversité, entourée de ses enfants, amis, parents et amant…
Dans «Tout nous sourit», le film d’ouverture, Audrey (Elsa Zylberstein) se lâche en musique pour tenter de faire face à l’adversité, entourée de ses enfants, amis, parents et amant…
Pathé Films

Pas de soirée au D! Club ou de fiesta gastronomique pour cette 23e édition du Ciné-Festival, qui ouvre ses portes du 4 au 8 novembre entre Lausanne et Prilly. Mais les avant-premières qui donnent le ton des sorties de fin d’année sur grand écran ne manquent pas de force vitale, même sans les grosses productions américaines. Ainsi de films poignants où les personnages affrontent vents et marées, tout à l’image de la manifestation.

«Dans «La revanche des losers», film argentin de Sebastián Borensztein, un groupe d’amis remue ciel et terre pour sauver une coopérative agricole»

À commencer par les douze longs métrages en compétition. Dans «La revanche des losers», film argentin de Sebastián Borensztein, des amis remuent ciel et terre pour sauver une coopérative agricole frappée par la crise économique en 2001. Avec «Gagarine», en sélection officielle du Festival de Cannes 2020, les Français Fanny Liatard et Jérémy Trouilh mettent en scène un adolescent qui désire sauver sa cité, en région parisienne. Dans «Les 2 Alfred», de Bruno Podalydès, Alexandre (Denis Podalydès), chômeur déclassé, cherche une solution.

«Zwischenwelten» terminera en beauté le festival. En Appenzell, la majorité des familles connaissent un guérisseur. Une pratique qui se transmet au fil des générations.
«Zwischenwelten» terminera en beauté le festival. En Appenzell, la majorité des familles connaissent un guérisseur. Une pratique qui se transmet au fil des générations.
Cineworx

Les films d’ouverture, de clôture et hors compétition insufflent eux aussi la fraîcheur dans le contexte morose. Car «Tout nous sourit»… selon Mélissa Drigeard et son actrice Elsa Zylberstein. La comédienne incarne une femme au bord du gouffre dans une comédie lumineuse pour ouvrir le bal en chanson. Tout est possible aussi avec «Un triomphe», d’Emmanuel Courcol, où Kad Merad apprend à des détenus à jouer du Beckett! Reste aussi le beau monde qu’on retrouvera dans «Villa Caprice» de Bernard Stora, avec Niels Arestrup et Patrick Bruel. Sans oublier Fellini, qui aurait eu 100 ans! Enfin, les puissances de la médecine alternative seront mises à l’honneur à travers «Zwischenwelten», un documentaire de Thomas Karrer qui aborde les pratiques des guérisseurs, en Suisse alémanique, avec de touchants portraits.

Les films d’ouverture, de clôture et hors compétition insufflent eux aussi un vent de fraîcheur dans notre contexte morose

Un festival n’est rien sans rencontres. Sebastien Lifshitz présentera son dernier «Adolescentes» dans une master class avec Lionel Baier. L’actrice et réalisatrice Michèle Laroque discutera de son deuxième long métrage, «Chacun chez soi», tourné avec Stéphane De Groodt. Quentin Reynaud dévoilera son «5e set», avec le talentueux Alex Lutz en tennisman en fin de carrière. Rendez-vous dans les salles, donc.

23e Ciné-Festival, divers lieux, Lausanne et Prilly, du me 4 au di 8 nov. www.cine-festival.ch