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[16/42] À Vaud l’eauLe barrage-écluse qui sauve des eaux le quart de la Suisse

Port (BE), 30 juin 2021. Alors que la navigation est arrêtée depuis une semaine sur le canal Nidau-Büren, et donc l’écluse en veilleuse, le barrage de Port, à quelques km de Bienne, a ouvert tout grand ses cinq vannes (sur la gauche). Ces derniers jours, le débit de l’Aar à travers cet ouvrage stratégique de la correction des eaux du Jura – contrôlant les niveaux des eaux des lacs de Neuchâtel, Morat et Bienne – atteignait près de 730 m3/sec. Soit trois fois son débit normal! Au vu du danger des crues, les cinq cantons concernés, dont Vaud, ont accepté de porter son débit de 10% au-dessus du débit maximal prévu par le règlement de régulation.

Un passé exorcisé

Surveillance constante depuis Berne

«Le système de régulation centré sur le barrage de Port est une œuvre de collaboration et de solidarité. Il fonctionne de manière globale et nous devons trouver des compromis qui tiennent compte de nombreux intérêts.»

Bernhard Schudel, chef de la division Régulation des eaux à la Direction des travaux publics du canton de Berne
Port (BE), 30 juin 2021. Bernhard Schudel, chef de la division Régulation des eaux à la Direction des travaux publics du canton de Berne, sur le barrage de Port que son service contrôle depuis Berne.

Le barrage sauve des vies

Port (BE), 30 juin 2021. Au cœur du barrage de Port, dans le canal de l’Aar Nidau-Büren, en aval du lac de Bienne, Bernhard Schudel, chef de la division Régulation des eaux à la Direction des travaux publics du canton de Berne, présente le système de régulation des eaux des Trois-Lacs, de l’Aar et de ses affluents. Il s’agit du poste de secours. Le poste principal est à Berne, où un surveillant est présent 24h sur 24h.
6 commentaires
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    Niggeler

    Merci pour votre très intéressant article. En parlant du débit de nos fleuves, à titre de comparaison, il est inéressant d'apprendre que le débir de notre Rhône, en période de fortes crues, peut atteindre des volumes incroyables ; par exemple selon les estimations effectuées (+ ou - 5%) à la hauteur de Beaucaire/Tarascon, soit lors de :

    - la crue de de décembre 2003 : 11'500 m3/s. ou

    - la crue de mai 1856 : 12'500 m3/s. ou

    - la crue de 1840 : 12'000 m3/s. ou

    - la crue exceptionnelle sur le dernier millénaire : estimée à 14'160 m3/.

    En décembre 2003, j'étais sur le pont de Trinquetaille, en Arles, c'était impressionnant de sentir le pont vibrer sous nos pieds sous l'effet des bouillonnements de notre Rhône, .... en pensant à notre Venoge.