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Le bout du tunnel pour de Quattro

Un rien bravache en juin 2014, Jacqueline de Quattro se fixait un cap: sortir le Canton des turbulences post-LAT avec deux ans d'avance sur le délai légal. Les Vaudois avaient tout à gagner à faire tomber au plus vite ce fichu moratoire sur les nouvelles zones à bâtir. Mais pour cela, il fallait donc réviser le Plan directeur cantonal ainsi que la loi vaudoise sur l'aménagement du territoire avant juillet 2017 et le début de la nouvelle législature. C'était très ambitieux. La ministre avait hérité de ce dossier miné six mois plus tôt seulement.

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Jacqueline de Quattro a tenu la moitié de son pari. Le plan directeur a été expédié à Berne l'été passé mais il n'a pas encore été approuvé en haut lieu. Quant à la loi, elle ne passe devant le Grand Conseil que maintenant. Pourquoi? Parce que les députés n'aiment rien moins que se sentir sous pression pour examiner un texte aussi complexe que capital. Ils ont pris leur temps. On les comprend.

«Jacqueline de Quattro a tenu la moitié de son pari.»

Ce léger retard importe peu. La conseillère d'État voit le bout du tunnel. Elle s'apprête à boucler le dossier phare de sa fin de carrière gouvernementale avec succès. On imagine en effet mal le Conseil fédéral refuser d'homologuer le Plan directeur vaudois… Et la gauche, minoritaire au Parlement, a peu de chances d'obtenir le retrait du projet de loi, qu'elle juge bâclé.

À l'heure d'entrer en campagne pour les élections fédérales 2019, auxquelles elle compte bien se présenter, la ministre pourra donc inscrire à son bilan une ligne prestigieuse: elle aura été celle qui, sous la contrainte certes, aura mis un terme à trois décennies de laisser-aller dans l'aménagement du territoire. Mais quant à savoir si les textes votés sous sa houlette, édulcorés autant qu'ils pouvaient l'être, seront à même de stopper le mitage du territoire et l'enlaidissement des paysages vaudois, il faudra bien des années avant de pouvoir en juger. Certains en doutent ouvertement.