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Élections communales 2021Le centre entre en lice sous une même bannière à Leysin

L’UDC, Leysin Libre et Leysin pour tous font front commun au sein du nouveau Mouvement indépendant leysenoud, pour une élection qui devrait se solder par un statu quo.

Pas de révolution politique en vue à Leysin.
Pas de révolution politique en vue à Leysin.
Chantal Dervey

Rocade sur l’échiquier politique leysenoud: sauf surprise de dernière minute, trois partis seront en course pour les 45 sièges du Conseil communal, contre cinq en 2016. Leysin Libre (cinq élus au Conseil communal et un municipal), Leysin pour tous (six sièges) et l’UDC (trois) seront réunis sous une même bannière, celle du Mouvement indépendant leysenoud (MIL). «Le but de ce regroupement est de renforcer la diversité politique locale, d’avoir davantage de poids, mais également de mieux répartir nos forces au sein des différentes commissions», explique Sonia Rausis, la présidente de la nouvelle formation.

Une douzaine de noms composent sa liste. Le municipal Pierre-Alain Dubois sera candidat à sa propre succession. Le MIL n’attaquera donc pas l’un des trois fauteuils de l’Entente (PLR). «Il n’y a pas de raison de le faire: la situation actuelle est saine, la collaboration entre les partis très positive», estime Sonia Rausis.

Un avis partagé par Jean-Daniel Champagnac, président du Forum. «Ici, il y a une volonté des élus de tirer à la même corde, quel que soit le bord politique.» Sa formation ne lorgne pas de deuxième fauteuil municipal: membre du PS et en poste depuis 2016, Daniel Niklès sera seul en course à sa propre succession. Quinze candidats brigueront le parlement, où le groupe possède actuellement huit sièges.

«Ici, il y a une volonté des élus de tirer à la même corde, quel que soit le bord politique.»

Jean-Daniel Champagnac, président du Forum

L’ex-Forum socialiste se départit de cet adjectif pour l’occasion, «dans une volonté de rassembler plus largement. Notre groupe réunit des sensibilités plutôt marquées à gauche mais très variées. La fibre verte y est par exemple très présente.»

Largement majoritaire avec ses 23 sièges et trois municipaux sur cinq, l’Entente se satisfait, elle aussi, de ce statu quo. Elle lancera trois candidats à la Municipalité: le syndic sortant Jean-Marc Udriot, Noémie Isenschmied, arrivée en cours de législature, et Laurence Habegger. Cette dernière devrait maintenir le siège de Jan Sanden qui ne rempilera pas. «Nous ne souhaitons pas chercher à gagner un siège supplémentaire à l’Exécutif, réagit Jean-Luc Friedrich, président de l’Entente. La situation actuelle est bonne.» Elle présentera une liste forte de 33 noms au Conseil communal.

Si les forces en présence devraient rester les mêmes, la fusion des partis du centre devrait toutefois avoir un effet positif sur les débats, estime Jean-Daniel Champagnac: «Les Leysenouds votent à droite aux élections, mais souvent à gauche lors des votations. Alors que l’Entente est très majoritaire, on devrait avoir un Conseil un peu plus équilibré avec cette liste unie qui aura plus de poids.»