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ÉditorialLe changement, c’est maintenant

Le football suisse jouera une partie de son avenir, ce vendredi. Si le Conseil fédéral confirme, ce mercredi, que les deux championnats professionnels du pays sont autorisés à repartir, il appartiendra ensuite aux vingt clubs qui composent la Swiss Football League de se prononcer sur leur envie de terminer cet exercice extraordinaire.
Mais pas seulement. Durant une AG qui sera la plus importante qu’ait connue la SFL depuis très longtemps, les représentants des clubs devront aussi se prononcer sur le passage de dix à douze équipes en Super League.

«Car cette élite à douze ne doit être qu’un premier pas vers une refonte totale des deux divisions suivantes.»

Un combat qui s’annonce des plus indécis malgré toute la détermination d’un Lausanne-Sport que l’on n’avait jamais connu aussi pugnace. Et personne ne peut prétendre que l’implication totale des Vaudois ne sert qu’à servir leurs propres intérêts. Comme partout, la crise actuelle frappe durement notre football d’élite et l’abandon momentané d’une relégation aux conséquences souvent dramatiques permettrait à chaque club de rebondir sans pression supplémentaire.

Une reprise du championnat et un refus d’élargir la SL ne nuiraient pas à un LS dès lors presque assuré de rejoindre l’élite, mais il retarderait - probablement de plusieurs années - une réforme dont le football suisse a besoin. Car cette élite à douze ne doit être qu’un premier pas vers une refonte totale des deux divisions suivantes. À moyen terme, l’abandon d’une Promotion League qui ne satisfait personne au profit d’une Challenge League élargie et divisée en deux groupes régionaux semble être la seule solution pour redonner un nouvel élan à un championnat où les exigences sont de plus en plus élevées pour les clubs. Sans susciter pour autant l’intérêt du public. Le meilleur moyen aussi pour qu’ils privilégient enfin la formation et l’épanouissement des jeunes talents du pays.