Du karaoké danséLe «choréoké» fait se trémousser les Romands depuis dix ans
À l’occasion de soirées à Genève ce jeudi puis à Lausanne ce vendredi, retour sur les origines du phénomène où l’on tente de danser aussi bien que Beyoncé.

Qu’ont en commun «La Carioca» du film «La cité de la peur», «Single Ladies» de Beyoncé ou encore «Laissez-moi danser» de Dalida? Les trois font partie des incontournables de tout bon «choréoké» qui se respecte. Choréoquoi? Contraction de «chorégraphie» et «karaoké», le choréoké est une soirée durant laquelle des séquences musicales dansantes sont projetées sur grand écran. Clips vidéo, extraits de films ou de séries: tout document audiovisuel mettant en scène des pas de danse peut faire l’affaire. Au public ensuite de tenter de reproduire les chorégraphies.
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Né en 2013 à Fribourg, le concept n’a – depuis – pas arrêté de faire danser les Romands. Chaque année, ce sont ainsi une dizaine de soirées qui sont mises sur pied. «L’idée est venue par hasard, suite à une fête chez des amis à Lausanne, se souvient Marc Bally. Le couple qui recevait a passé un extrait de film avec une chorégraphie, puis des invités ont suivi avec d’autres titres… On a fini par pousser les meubles.»
À l’époque, le jeune homme fait son service civil à la communication du Nouveau Monde, l’espace culturel de l’ancienne gare de Fribourg. «Sylvain Maradan, alors programmateur, cherchait une idée originale pour la soirée de la Saint-Valentin. Je lui ai parlé du choréoké et il m’a proposé, un peu comme un défi à relever, de tenter l’expérience en grand.»
Idée toute simple
Le graphiste formé à l’ECAL est aujourd’hui domicilié à Montréal. C’est donc du Canada qu’il envoie aux organisateurs de choréokés en Suisse romande ses montages de vidéos propices à faire se lever les foules. Ainsi, après avoir dansé face à l’écran lors des 30 ans du Musée Olympique en juin dernier, on se trémoussera à nouveau ce jeudi lors de CinéTransat, à Genève, et ce vendredi aux Bobines de Valency*, à Lausanne. Puis en septembre, ce sera au Nouveau Monde à Fribourg – là où tout a commencé – de se transformer en dancefloor.
Le choréoké, c’est une idée aussi simple qu’efficace. «Je ne suis pas un grand danseur à la base, développe Marc Bally, mais le fait d’être juste un peu guidé, d’avoir des informations pour savoir comment bouger, ainsi qu’un espace où regarder, tout en sachant que les autres sont, comme nous, concentrés sur l’écran, c’est parfait pour les gens un peu inhibés comme moi.» Et extrêmement drôle. «Il n’y a rien de prétentieux, on est juste tous ensemble à galérer pour suivre les mouvements et on est là pour s’amuser.»
Du rythme
Quelle est la recette d’un bon choréoké? «Au tout début, j’avais un peu monté tout ce que j’avais trouvé de dansant, sans me rendre compte de ce qui marchait et de ce qui ne marchait pas du tout. Par exemple, si on prend «Baby One More Time» de Britney Spears, on a l’impression que c’est une superidée. Mais elle ne danse pas tout du long, il y a des creux. Durant ces moments sans danse, le public est perdu.»
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Au fil du temps, Marc Bally a affiné et diversifié ses montages. «Il n’y a pas deux choréokés semblables, j’ajoute toujours des choses nouvelles que j’ai découvertes soit dans des archives d’il y a trente ou quarante ans, soit dans des titres récents. Et il me tient à cœur de donner de la place aux artistes LGBTQ+ qui rassemblent toutes et tous par la danse.»
À CinéTransat et aux Bobines de Valency, pour rester dans la veine cinématographique, le choréoké sera constitué de nombreux extraits de films. Comme la mythique chorégraphie d’Alain Chabat et Gérard Darmon dans «La cité de la peur».
*Le jeudi 17 août à 21 h au CinéTransat, Parc de la Perle du Lac, à Genève. Le vendredi 18 août à 21 h pour les 10 ans des Bobines de Valency, parc de Valency à Lausanne. Et le vendredi 8 septembre dès 22 h au Nouveau Monde, esplanade de l’Ancienne-Gare 3, à Fribourg.
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