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Lutte contre le Covid-19Le CHUV n’a pas décelé de fraude dans l’achat en urgence de matériel

Des achats à l’étranger pendant la période de pénurie en mars avaient éveillé des soupçons. Une enquête n’a rien révélé.

Le CHUV avait dû acheter du matériel spécialisé dans l’urgence sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19. Certains achats avaient éveillé des soupçons finalement non avérés.
Le CHUV avait dû acheter du matériel spécialisé dans l’urgence sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19. Certains achats avaient éveillé des soupçons finalement non avérés.
KEYSTONE/Laurent Gilliéron

En juin, le CHUV avait annoncé l’ouverture d’une enquête administrative. En cause: «une suspicion de non-respect des dispositions réglementaires et/ou légales». Elle portait sur l’acquisition de matériel de protection, par exemple des gants et des masques.

Pas de faute

La procédure est close, annonce jeudi l’établissement, qui «n’a pas relevé de fraude, ni de fautes caractérisées imputables à un collaborateur du CHUV». Le directeur général, le Pr Philippe Eckert, relève que le montant en cause dépassait le million de francs.

«Il faut se remettre dans le contexte de pénurie à la fin du mois de mars. Nous avons dû travailler avec de multiples partenaires à l’étranger»

Pr Philippe Eckert, directeur général du CHUV

«Il faut se remettre dans le contexte de pénurie à la fin du mois de mars. Nous avons dû travailler avec de multiples partenaires à l’étranger. Ce n’étaient pas nos partenaires habituels. Certains contrats ne comportaient pas toutes les spécifications attendues. Les vérifications étaient rapides. Nous avons donc décidé de procéder à une vérification plus détaillée», déclare Philippe Eckert.

Le directeur général précise que la qualité du matériel livré n’était pas en cause: «Nous voulions contrôler que tout était bien arrivé.»

1 commentaire
    Bullshit Detector

    "Il faut se remettre dans le contexte de pénurie à la fin du mois de mars", dit le Pr. Eckert.

    Le mot est lâché. Contrairement à ce que les responsables politiques ont juré à l'époque, il y avait bel et bien pénurie, au moment où le port du masque aurait pu être utile. Mais il ne fallait surtout pas le porter.

    Maintenant qu'il ne sert à rien, il faut écouler les centaines de millions de masques achetés à prix d'or auprès de partenaires qui "ne comportaient pas toutes les spécifications attendues". Le masque est donc obligatoire.

    Pas pour protéger, mais pour montrer qu'on est “responsable“ et qu'on obéit.

    CQFD