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Nouveauté en oncologieLe CHUV teste des rayons prometteurs contre le cancer

Une technique de radiothérapie porte l’espoir de réduire les effets secondaires. Les tests sur l’homme seront lancés en première mondiale.

Le professeur Jean Bourhis, chef du Service de radio-oncologie du CHUV, explore le mode expérimental d’irradiation FLASH depuis plusieurs années. Il intéresse aujourd’hui de nombreux hôpitaux à travers le monde.
Le professeur Jean Bourhis, chef du Service de radio-oncologie du CHUV, explore le mode expérimental d’irradiation FLASH depuis plusieurs années. Il intéresse aujourd’hui de nombreux hôpitaux à travers le monde.
CHUV

La machine californienne vient d’être livrée au CHUV. Cet accélérateur de rayonnement – un prototype – va permettre à l’hôpital de tester sur des malades la radiothérapie dite «FLASH». Les essais cliniques démarrent bientôt, en première mondiale. L’espoir: «irradier la tumeur en étant moins toxique et plus efficace», résume le professeur Jean Bourhis, chef du Service de radio-oncologie du CHUV.

Préserver les tissus sains

Testé avec succès sur plusieurs espèces d’animaux, le nouveau mode d’irradiation FLASH permet de diminuer les effets secondaires de la radiothérapie en préservant les tissus sains autour de la tumeur. «L’irradiation est effectuée dans un temps extrêmement court: 0,1 seconde contre plusieurs minutes habituellement, explique le prof. Bourhis. Le fait que les tissus sains soient protégés va permettre de donner aux tumeurs des doses de rayonnement plus importantes et augmenter ainsi la probabilité de guérison. En effet, le principal facteur limitant pour la radiothérapie des cancers, c’est son effet sur les tissus sains.»

«C’est très prometteur mais il faut attendre que les résultats se confirment»

Professeur Jean Bourhis, chef du Service de radio-oncologie du CHUV
La machine de thérapie «FLASH».
La machine de thérapie «FLASH».
CHUV

La machine californienne sera utilisée pour les tumeurs de la peau. «Nous aurons ensuite besoin d’un appareil qui fait de la thérapie FLASH plus en profondeur en vue de traiter tous les types de cancer, ajoute le prof. Bourhis. C’est une voie très prometteuse mais il faut attendre que les résultats se confirment dans les essais cliniques.» Lesquels, en attente d’autorisation, devraient commencer ces prochains mois.

Effervescence mondiale

Le CHUV a été pionnier dans la mise au point de cette technologie. Aujourd’hui, de nombreux hôpitaux à travers le monde explorent cette voie.

L’hôpital étudie un autre développement: une radiothérapie FLASH qui se ferait pendant une opération, lorsque le médecin n’arrive pas à retirer toute la tumeur.