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Fondations et associations vaudoisesLe Covid-19 pourrait faire couler des organismes sociaux

Soixante pour-cent des organisations privées vaudoises sont très affectées financièrement, selon un sondage. Une sur cinq craint pour sa survie.

Tristan Gratier, directeur de Pro Senectute Vaud et  président de la Société vaudoise d’utilité publique (Utilité publique Vaud), qui rassemble 45 membres dont La Main Tendue, Caritas ou Terre des hommes.
Tristan Gratier, directeur de Pro Senectute Vaud et président de la Société vaudoise d’utilité publique (Utilité publique Vaud), qui rassemble 45 membres dont La Main Tendue, Caritas ou Terre des hommes.
JEAN-BERNARD SIEBER – A

«Profond.» C’est ainsi que plus de 60% des organisations sociales privées vaudoises membres de la faîtière Utilité publique Vaud qualifient l’impact financier de la pandémie. En cause, la réduction ou l’arrêt de leurs prestations et la baisse des dons. Un cinquième des institutions disent même «se trouver dans une situation alarmante et craignent de devoir cesser leurs activités ou abandonner une partie de leur offre», rapporte Utilité publique Vaud, qui a sondé en juin ses 45 membres (32 ont répondu).

Moins d’activités, moins de revenus

On compte parmi eux La Main tendue, Caritas Vaud, le CSP, l’Association des Familles du Quart-Monde, la Croix-Rouge vaudoise, Terre des hommes, la Ligue vaudoise contre le cancer ou encore Alzheimer Vaud. On ne saura pas quelles organisations sont en danger. «L’enquête garantissait l’anonymat», indique le président d’Utilité publique Vaud, Tristan Gratier.

Il dirige aussi Pro Senectute Vaud. Comme bien d’autres, l’association de soutien aux personnes âgées a vu fondre ses revenus. «On n’a pas pu facturer les prestations puisqu’elles étaient stoppées. Nous avons même dû rembourser 70’000 francs à ceux qui avaient payé en avance des activités sportives.»

«Nous allons peut-être devoir supprimer des prestations»

Tristan Gratier, directeur de Pro Senectute Vaud et président d’Utilité publique Vaud

Il estime que le Covid-19 a entraîné une perte globale de 300’000 francs (sur un budget de 11 millions). «Aucune de nos prestations ne rapporte; on tourne grâce aux subventions. Si je n’arrive pas à trouver des dons et du sponsoring, ça devient de plus en plus tendu.» L’existence de Pro Senectute Vaud n’est pas menacée «mais nous allons peut-être devoir supprimer des prestations».

Appel aux dons

La plupart des sondés disent avoir besoin «d’un important soutien financier des autorités et des donateurs». Tristan Gratier lance un appel: «Le CSP, Caritas et bien d’autres ont besoin d’argent maintenant pour aider les personnes en situation délicate à cause du Covid-19.»