«Le Daim», un surréalisme qui bouscule les codes
Quentin Dupieux conte l'odyssée d'un homme obsédé par sa veste en daim
Futilité n'exclut pas gravité, et c'est même la seule façon de procéder, à en croire Quentin Dupieux, musicien electro et digne héritier de Bunuel si on se fie au «Daim», son dernier opus, qui n'en finit pas de basculer dans l'irréel et de bousculer le réel.
Soit un homme, seul ou presque, mu par une obsession sans partage pour une veste en daim qu'il acquiert et qui va faire sa fierté la plus absolue. Une veste en daim, un solitaire au bord du pétage de plombs (Jean Dujardin), une jeune femme en décalage (Adèle Haenel), des quidams qui vont devenir des victimes, un paysage qui dégénère, une France qui ne ressemble plus à rien.
Cet humour surréaliste, basé sur le non-sens et le détournement de toutes les normes, est absolument unique dans le cinéma d'aujourd'hui. Il résiste à toutes les formes de comique mainstream qui existent dans l'Hexagone et même au-delà. Mieux, il les supplante par son irrévérence et son aplomb.
«Le Daim» a fait l'ouverture de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Il vient également de faire l'ouverture du NIFF à Neuchâtel. «Le Daim» est coproduit en minoritaire par quelques Genevois dont on aime saluer le travail. D'abord la bande de Garidi Films, puis le producteur indépendant Jamal Zeinal Zade. Autant de signaux positifs pour l'un des films à ne pas rater cet été.
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