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Portrait de Christophe BertschyLe dessinateur modeste aime son douillet cocon

Le papa du diablotin Nelson sort «Made in Switzerland» pour se moquer gentiment des travers suisses. Il se rêve tel qu’il est, le veinard.

Le dessinateur Christophe Bertschy chez lui sur une pile d’album.
Le dessinateur Christophe Bertschy chez lui sur une pile d’album.
Odile Meylan/24 heures

Pénétrer dans le bel appartement de Christophe Bertschy, dans le quartier de Chailly, c’est s’imaginer voir surgir un diablotin orange pour faire les pires bêtises sous les hauts plafonds de l’immeuble ancien. Mais non, l’intérieur est calme et lumineux, et le papa de Nelson y vit une existence toute tranquille, loin de la fureur du monde. «Les rares fois où je prends ma voiture et que je vois la circulation, je suis persuadé qu’il doit y avoir un accident. Mais mes copains me disent que c’est normal, que c’est tout le temps comme ça.»

Blotti dans son cocon, le dessinateur y vit comme il y travaille. «Mon bureau est à 10 mètres de mon lit. Et parfois même dans mon lit», s’amuse-t-il pour expliquer qu’il n’y a aucune distance entre sa vie professionnelle et sa vie privée. Ça l’a bien arrangé en cette période de confinement: «Cela fait vingt ans que je m’entraîne au télétravail, je suis assez performant.» Vingt ans ou presque aussi qu’il a créé Nelson, qui a vécu au rythme de l’ancien quotidien «Le Matin» jusqu’à la fermeture de sa version papier. Avec une parution hebdomadaire dans «Le Matin Dimanche» et celle dans le journal «Spirou», le rythme s’est apaisé. «J’ai dû faire plus de 4700 strips. Ils ne sont pas tous bons, je devrais peut-être en jeter 4000.»

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