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Portrait de Cédric CassimoLe dompteur de sable se pique d’immuable

L’artiste avance en funambule entre le tatouage et l’animation de sable. Une dualité qui ne cesse de le nourrir.

Cédric Cassimo, artiste visuel suisse italien, à Morges.
Cédric Cassimo, artiste visuel suisse italien, à Morges.
Vanessa Cardoso/24 HEURES

Niché au-dessus d’une menuiserie près de la Cité à Lausanne, le salon de tatouage de Cédric Cassimo est à l’image du personnage: lumineux et intrigant. Un endroit ancien, tout de bois vêtu, où les imperfections et discrets paradoxes révèlent une étrange beauté. «J’aime les lieux et les gens un peu fissurés», glisse spontanément l’artiste visuel, dont la carrure solide se marie poétiquement à une voix légèrement chantante.

«J’aime les lieux et les gens un peu fissurés.»

Cédric Cassimo

L’homme est à l’aise, assis jambes croisées et bras tatoués à côté d’un flipper des années 90, joyeux rappel d’un passé qui parfois lui manque. Il parle de son parcours entre humilité et drôlerie, et manie sans préméditation légèreté et profondeur. Sur un fond de musiques post-rock et instrumentales, qu’il a pour certaines composées, il explique dans un phrasé parfait comment le dessin à l’encre et à l’aiguille l’a amené à l’animation de sable. Un domaine artistique peu exploré, développé dès les années 1960 par le couple d’artistes vaudois Nag et Gisèle Ansorge, qu’il est un des rares à pratiquer en live dans des salles de théâtre.

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