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CommentaireLe doute profite à l’accusé

Le rejet de la révision de la loi sur la chasse clôt une campagne où tous les coups étaient permis.

Une partie de poker menteur. Voilà à quoi a ressemblé toute cette campagne consacrée à la loi sur la chasse. Sitôt le texte adoubé par les Chambres fédérales, Simonetta Sommaruga, ministre de tutelle du dossier, mettait en consultation l’ordonnance censée préciser la loi. Et là, quelle surprise! Plus personne ne s’y retrouvait.

Les partisans de la loi ont accusé la ministre de l’Environnement de ne pas respecter l’esprit du texte; les opposants, eux, de maquiller la réalité, bien moins rose que ne le prétendait la socialiste. Bref, la présidente de la Confédération s’est mis tout le monde à dos. Une situation propre à favoriser toutes les dérives et toutes les exagérations. De la part d’un camp comme de l’autre.

«Dans une campagne où tous les coups étaient permis, il ne fallait pas s’étonner de voir surgir certains scandales»

Mais il n’y a pas que ce contexte flou qui a flingué cette loi. En déléguant aux cantons la possibilité de réguler les espèces, le parlement a sans doute mis dans la barque la charge de trop. Dans une campagne où tous les coups étaient permis, il ne fallait pas s’étonner de voir surgir certains scandales. La découverte de pièges à lynx et l’autorisation illégale de tirer un loup ont fait les gros titres. Cela a écorné l’image du Valais et fait planer les plus gros doutes sur la capacité de certains cantons à appliquer la nouvelle loi avec mesure.

Le risque de voir de grands prédateurs abattus sans réels motifs a réveillé la sensibilité d’une bonne moitié du pays de plus en plus sensible à la sauvegarde de la nature et la préservation de la biodiversité. Dans ce tribunal aux règles mal définies, fallait-il faciliter le tir du loup? À l’heure du verdict des urnes, le doute a profité à l’accusé.

2 commentaires
    Oc

    Quand à me faire des copains autant enfoncer le clou comme il faut. Avant d’attribuer au loup toute les victimes animales retrouvées, faites faire des analyses sans attendre. Si l’ADN d’un loup est retrouvé alors attribuez lui la victime.

    Sans preuve n'oubliez pas l’effet meute qui animent les canidés (autres que le loup) et les marques marquant l’attaque d’un autre prédateur (lynx, etc).

    Plusieurs affaires, en France alpine l’ont démontrés récemment, chiens et promeneurs de tout type( vtt etc) peuvent avoir influencé le décès d’animaux de rente en alpage

    A B E