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Un amateur de bonne bouffeLe fauché Boris Vian a fait de sa cuisine le centre d’un monde

L’écrivain accordait beaucoup d’attention à la nourriture et au partage de celle-ci avec ses amis.

La cuisine d’Ursula et Boris Vian, dans le XVIIIe, est toujours  conservée dans l’état par Nicole Bertolt, qui y vit comme «Mandataire des ayants  droits de Boris Vian, directrice du patrimoine etprésidente de la Fond’Action Boris Vian et Commanderesse exquise de l’Ordre de la Grande Gidouille».
La cuisine d’Ursula et Boris Vian, dans le XVIIIe, est toujours conservée dans l’état par Nicole Bertolt, qui y vit comme «Mandataire des ayants droits de Boris Vian, directrice du patrimoine etprésidente de la Fond’Action Boris Vian et Commanderesse exquise de l’Ordre de la Grande Gidouille».
Christophe Arcahmbault/AFP

C’est une grosse marmite bleue, achetée dans une brocante. Elle trône toujours dans le réduit de la dernière cuisine de Boris Vian, dans cette Cité Véron où il était voisin de Jacques Prévert. La marmite bleue, c’était celle de la soupe qui bouillonnait tout au long de la semaine sur la gazinière de l’artiste et de sa dernière femme, la Suissesse Ursula. Le couple n’avait pas beaucoup de moyens mais il adorait recevoir ses amis, même à l’improviste. Alors, le lundi, on mettait à cuire une soupe avec un peu de viande et quelques légumes. Et chacun des convives de passage y rajoutait quelque chose, un légume, des pommes de terre, un bout de lard, avant de s’asseoir à table.

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