Bilan de la 51e éditionLe Festival de la Cité sur un nuage
La manifestation lausannoise a réuni plus de 100’000 visiteurs en six jours. L’interdisciplinarité a joué à fond, la météo aussi.

Qui y a-t-il de «plus qu’enthousiasmant?» Super? C’est en tout cas sur cette appréciation à la jubilation polie que les organisateurs du Festival de la Cité ont bouclé dimanche leur 51e édition, qui revendique plus de 100’000 spectateurs à avoir foulé le quartier historique de Lausanne durant six jours bien ensoleillés. Une fréquentation similaire à l’année précédente, qui avait été marquée par le demi-siècle du festival mais aussi par quelques aléas d’organisation dus au Tour de France et au départ annoncé de la directrice.

Pour son premier round à la tête de la Cité, Martine Chalverat n’a pas fait de faux pas. Revendiquant une manifestation publique et gratuite qui soit également un parangon de militantisme inclusif jusque dans les «x» et les «.» du communiqué de presse, la donne artistique a in fine dissous les dogmes dans le grand bain de la communion artistique. La population lausannoise de tous bords et de tous âges a visité les 167 représentations au programme, dont 55 concerts. Selon la directrice, le public a fait montre de curiosité et adhéré aux propositions, pointues ou non. Les projets hors les murs, tels les spectacles en déambulation dans le quartier du Vallon ou aux Faverges ont également été bien suivis.

«L’édition a été joyeuse, avec beaucoup de public et de beaux moments artistiques, tant en musique qu’en théâtre ou arts vivants», déclare Martine Chalverat. Qui se réjouit de la réussite des nouveaux lieux explorés par le festival. «Les trois nouvelles scènes (deux plateformes au pont Bessières, la scène des Balcons de la Mercerie et celle au sud de la cathédrale), ont bien fonctionné, proposant des moments magiques et suspendus.»

Parmi les nombreux moments forts, le festival pointe le percussionniste lucernois Jonas Albrecht et son solo qui a plongé le public dans une transe collective aux Balcons de la Mercerie. Ou, sur le pont Bessières, le live envoûtant du duo jazz suisse, Eloi Calame et Louis Matute. Une standing ovation a résonné dans la cathédrale pour le quartet Mabe Fratti, tout comme lors de la performance du Zurichois Christian Zehnder. Les afters à l’Usine Tridel ont aussi battu leur plein jusqu’à 5 heures du matin vendredi et samedi.
Et tant pis si l’interdiction des crevettes dans les plats asiatiques, afin de respecter la charte des circuits alimentaires courts, aura plus fait causer que la plupart des spectacles.
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