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AboBaudelaire était-il un sale type?
Le génie qui insulte la modernité et que la modernité adore

Charles Baudelaire (1821-1867) haïssait la modernité, et notamment la photographie qui allait, selon lui, tuer la peinture. Mais il adorait être photographié, ici par Étienne Carjat.
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Avant le 9 avril, date de son bicentenaire, Charles Baudelaire doit se délecter d’outre-tombe de voir «la vaporisation de son moi» contaminer les vitrines avec obstination. Lui qui adorait insulter le monde autant que de s’y pavaner, maudissait par exemple la photographie mais trônait chez Nadar… Était-il un sale type? Le voilà célébré dans son paradoxe de «moderne anti-moderne». Comme le note Antoine Compagnon dans «Baudelaire l’irréductible» (Éd. Champs/Flammarion), «le poète est partagé entre l’horreur et l’extase face à «la chose moderne»: les journaux à grand tirage le dégoûtent, mais il assiège ces «canailles» de directeurs pour qu’ils le publient…»

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