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GenèveLe Grand Conseil avalise les aides de l’État

Mardi soir, les aides voulues par l’État de Genève pour soutenir les entreprises durant la pandémie ont été avalisées par le Grand Conseil.

Mardi soir, le Grand Conseil genevois siégeait.
Mardi soir, le Grand Conseil genevois siégeait.
Keystone

Le Grand Conseil avalise les aides versées par l’État de Genève afin de soutenir les entreprises dans le cadre de la crise sanitaire due au Covid-19. Il a adopté en urgence mardi soir plusieurs projets de loi du Département du développement économique (DDE).

À la quasi-unanimité, les députés ont confirmé a posteriori l’aide financière de l’État pour le paiement des loyers commerciaux. Le canton, l’Union suisse des professionnels de l’immobilier, la Chambre genevoise immobilière et l’ASLOCA ont conclu un accord permettant aux microentreprises et aux indépendants d’être exonérés de leur loyer commercial d’avril.

Aide extraordinaire

Ce soutien extraordinaire porte sur les loyers n’excédant pas 3500 francs par mois, charges non comprises. L’accord, qui prévoit que le canton prend en charge 50% du loyer et le bailleur l’autre moitié, a ensuite été prolongé pour le mois de mai. Le Grand Conseil a accepté mardi soir un amendement du PS pour inclure le loyer de juin.

Le gouvernement a prévu une enveloppe de 6 millions de francs, a rappelé le conseiller d’Etat Pierre Maudet, en charge du DDE. «Quelque 3000 microentreprises en ont bénéficié en avril pour un total de 2,5 millions», a-t-il indiqué, soulignant que cette mesure vise à «préserver la substance économique pour passer un cap difficile.»

Contrôle de l’État

Le Grand Conseil a adopté un autre projet de loi visant à soutenir les bars et restaurants fermés du 17 mars au 10 mai. Le locataire doit avoir payé son loyer d’avril. L’État prend en charge le mois de mai et le bailleur le mois suivant. L’aide est plafonnée à 7000 francs et est conditionnée à la préservation de l’emploi. Le DDE a prévu 13 millions pour ce soutien.

Ensemble à Gauche a critiqué la procédure qui veut que le bailleur décide qui va bénéficier de cette aide. La formation d’extrême gauche a aussi déploré, en vain, que ces soutiens ne soient pas étendus aux baux d’habitation, compte tenu du fait que de nombreuses personnes vont subir une baisse de revenu.

Soutien aux start-up

Une majorité des députés a aussi adopté un projet de loi sur des prêts sans intérêts aux start-up en difficulté à cause de la crise sanitaire. L’État a prévu une enveloppe de 3 millions de francs. «Pour chaque franc mis par le canton, la Confédération en mettra deux», a salué Pierre Maudet. Cette mesure vise à préserver le tissu entrepreneurial existant et à protéger les investissements publics et privés.

Le Grand Conseil a encore adopté en urgence un texte apportant un soutien d’un mois, complémentaire aux RHT, aux petits patrons qui ont mis leur personnel à l’abri du chômage. L’État a prévu un montant de 14 millions. NXP/ats