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SuisseLe grand jour pour les sportifs

Les sportifs peuvent peu à peu reprendre le chemin de leur piscine, de leur court de tennis ou de leur terrain de foot.

Retour dans les piscines. (Keystone)

Les sportifs peuvent peu à peu reprendre le chemin de leur piscine, de leur court de tennis ou de leur terrain de foot. Certains sont dans les starting-blocks, d’autres patientent encore un peu. Petit tour de chauffe.

«C’est le grand jour, la reprise tant attendue. Cela fait huit semaines que nos athlètes étaient à l’arrêt», explique à Keystone-ATS Thibaut Lefèvre, directeur de Lausanne Natation.

Sur les quelque 2000 membres du club, seuls 225 reprennent l’entraînement pour le moment. Priorité a été donnée aux nageurs de meilleur niveau, ceux qui font de la compétition. Notamment à trois plongeurs qui préparent les JO de Tokyo et cinq nageurs qui visent les championnats d’Europe juniors. «Il était important qu’ils retournent à l’eau», précise M. Lefèvre.

Dans la vaste piscine de Mon-Repos à Lausanne, deux nageurs par couloir – au lieu de cinq – sont en plein effort. Ils se sont changés au bord de la piscine, dans des espaces de deux mètres délimités au sol. L’accès aux vestiaires et aux douches est interdit.

«Nous faisons partie des premiers clubs à pouvoir reprendre. On a de la chance», sourit M. Lefèvre. Dans la soirée, les poloïstes gagneront les bassins. Puis la natation artistique. «Il n’y aura pas de porters, car on n’a pas droit au contact physique. On sait pourtant que le virus ne survit pas dans l’eau de piscine», dit-il.

Pour l’école de natation, impossible pour l’heure de reprendre les cours. Les conditions fixées s’avèrent trop contraignantes pour de jeunes enfants. «On espère pouvoir donner des cours cet été, mais dans quelles conditions», se demande le directeur. «On avance à vue».

Pas de foot pour les juniors

Constat similaire pour les juniors du FC Stade-Lausanne Ouchy. Leur président Roger Burger a renoncé pour le moment. «On se réjouissait de recommencer. Mais c’était beaucoup trop compliqué», dit-il.

Les jeunes footballeurs devaient s’entraîner avec un coach par groupes de quatre, toujours les mêmes. Ils ne devaient pas arriver ensemble, ni avec les transports publics. Le terrain était interdit aux parents. «Un entraînement d’1h30 durait 2 h 30. Cela posait des problèmes d’utilisation de terrain», ajoute M. Burger.

«On doit faire avec», soupire le responsable. Qui se réjouit de recommencer fin juillet ou début août. «Et on espère faire quelques petites activités en juin déjà», glisse-t-il.

Jeu, set et match pour le tennis

Certains sont plus chanceux. «Il y a deux semaines déjà, on a commencé à préparer un plan de reprise», explique Nils Panchaud, président du Tennis-Club Pully. Le comité a fait en sorte de respecter au mieux les exigences de Swiss Tennis et de la commune.

Désormais, les vestiaires sont fermés, mais les WC restent accessibles. Pour éviter que les joueurs ne se croisent, le temps de jeu est réduit à 50 minutes, laissant dix minutes pour changer d’équipe. Le club compte sept courts en terre battue, dont trois à l’intérieur, sous une bulle.

Les membres doivent venir et repartir avec leurs propres balles. Les cours de tennis ont repris, sauf pour les plus petits. Les enfants évitent de toucher les balles. Ils les ramassent avec des paniers, qui sont ensuite désinfectés.

Et surtout, des étudiants assurent une surveillance: «ils vérifient que les membres se comportent bien et désinfectent les poignées de porte et les installations», ajoute M. Panchaud.

(ATS)