Abo«Le lynx m'a appris l'humilité»
Le photographe Claude Moreillon achève un travail de trois ans sur le félin concerné par le scrutin du 17 mai. Il en réalise un film.

«Partir sur les traces du lynx, c'est comme courir après un fantôme. Il m'a appris l'humilité», sourit Claude Moreillon (71 ans). Le photographe montreusien passe actuellement de nombreuses nuits en forêt. Il met la dernière main à son film et à son livre sur le superbe fauve, qui vit ces temps sa période de rut. «Par ses feulements, l'animal qui rôde ici appelle une femelle. Il y en a une dans le secteur: j'ai vu des doubles traces. Or un mâle ne tolère pas d'autres mâles sur son territoire», glisse l'amoureux de la nature. Son idylle avec le majestueux félin a commencé il y a trente ans, quand il a vu pour la première fois ses grosses empreintes dans la neige des Préalpes vaudoises. Le rêve de l'apercevoir dans son environnement ne l'a jamais quitté depuis. Mais l'aventurier avait déjà pris rendez-vous avec le grizzli en Alaska et le bœuf musqué dans le Grand Nord.


















