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Portraits d’Amérique 1 / 8Le maire de l’espoir face au président de la peur

Randall Woodfin est le plus jeune maire de Birmingham, en Alabama, ancienne capitale de la ségrégation raciale.

Randall Woodfin, dans son bureau de la mairie de Birmingham dans l’Alabama. Le jeune maire a parlé à la Convention démocrate le mois dernier.
Randall Woodfin, dans son bureau de la mairie de Birmingham dans l’Alabama. Le jeune maire a parlé à la Convention démocrate le mois dernier.
Jean-Cosme Delaloye

Randall Woodfin se souvient parfaitement de sa dernière arrestation par la police. Ce jour-là, il n’était pas encore le maire démocrate de Birmingham. Il était simplement un jeune Noir assis dans une voiture avec une jeune femme dans une banlieue blanche de la principale ville de l’Alabama, «capitale» de la ségrégation raciale dans les années 60 aux États-Unis. «L’agent nous a fait sortir de la voiture», raconte l’Afro-Américain de 39 ans, assis dans son bureau décoré de bibelots à l’effigie de Barack Obama. «Il n’a pas utilisé son taser mais me l’a planté dans le dos sans raison. L’incident était suffisamment grave pour que je dépose une plainte.»

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