Passer au contenu principal

AutomobilesLe marché automobile toujours sous pression en juillet

Depuis début janvier, les immatriculations de voitures neuves ont baissé de 31.1%. Cette situation est liée à la pandémie mais aussi aux nouvelles mesures en matière de CO2.

Les Suisses et les Liechtensteinois sont moins de moins friands de voiture neuves. (image d’illustration)
Les Suisses et les Liechtensteinois sont moins de moins friands de voiture neuves. (image d’illustration)
KEYSTONE

Les immatriculations de voitures neuves en Suisse et au Liechtenstein ont à nouveau fortement reculé en rythme annuel au mois de juillet. Depuis le début de l’année, elles se sont affaissées de près d’un tiers sur un an, indique la faîtière des importateurs Auto-Suisse lundi dans un communiqué.

Le mois sous revue a vu 22’641 nouvelles immatriculations, soit 2877 ou 11,3% de moins qu’en juillet 2019. Depuis janvier, la contraction cumulée du marché se monte désormais à 31,1%, avec 125’842 nouvelles mises en circulation, soit près de 60’000 de moins qu’un an plus tôt.

«Les baisses mensuelles commencent certes à être moins importantes, mais il reste incertain si et dans quelle mesure ce recul pourra encore être rattrapé durant le reste de l’année», signale Auto-Suisse, déplorant une ultérieure détérioration de la situation du fait de nouvelles sanctions en matière de CO2 pour un secteur déjà sérieusement touché par la pandémie.

«Le recul du marché de près d’un tiers se traduit par d’énormes chutes des chiffres d’affaires», affirme un porte-parole de la faîtière cité dans le communiqué, rappelant que «la crise a déjà menacé de nombreux emplois».

10% du PIB suisse

Et de souligner que la branche n’a pas sollicité de soutien financier «au-delà des mesures fédérales liées au coronavirus», bien qu’elle contribue à près de 10% du produit intérieur brut (PIB) national et pourvoie plusieurs dizaines de milliers d’emplois.

«Ce qui est inacceptable pour nous, ce sont les charges supplémentaires résultant de la hausse des sanctions liées au CO2 pour l’année en cours», dénonce le communicant, rappelant que «de nombreux pays voisins proposent d’importantes primes à l’achat de nouveaux véhicules électriques, tandis que seuls quelques cantons suisses ont introduit des mesures similaires».

La faîtière ne souhaite pas remettre en question les objectifs en matière d’émission de CO2, mais plaide pour un moratoire d’une année supplémentaire pour l’entrée en vigueur desdites sanctions.

ATS/NXP