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Portrait de Daniel CherixLe médiateur tisse le lien entre hommes et insectes

L’ancien conservateur du Musée cantonal de zoologie nourrit une passion intacte pour les petites bêtes et leurs enseignements.

Corcelles-le-Jorat, le 11 décembre 2020. Chez l’entomologiste Daniel Cherix.
Corcelles-le-Jorat, le 11 décembre 2020. Chez l’entomologiste Daniel Cherix.
Odile Meylan

Daniel Cherix nous prévient d’entrée: il est devenu bavard vers 15-16 ans. Depuis, l’entomologiste ne s’est jamais arrêté de parler, que ce soit dans un auditoire de l’UNIL, où il était professeur, au Musée cantonal de zoologie, dont il fut le conservateur, ou dans les nombreux médias ou conférences où il a été invité. Dans sa ferme de Corcelles-le-Jorat, une fois n’est pas coutume, il doit nous raconter sa vie et pas celle de ses protégés, les insectes.

Les fourmis des bois du Jura vaudois

Raté. Comme entre les lézardes d’un vieux mur, les fourmis s’immiscent rapidement dans la discussion. C’est le «myrmécologue amateur mais éclairé» Georges Gris, un ami de son père prof de sciences, qui l’emmène à 25 ans voir la supercolonie de fourmis des bois dans le Jura vaudois. Conquis, Daniel Cherix – Bellerin par son père, mais Combier par sa mère – fera du petit insecte l’objet de sa thèse. «Comme elles, Georges avait un côté social extraordinaire, se souvient-il. Truculent et bon vivant, il aimait transmettre.»

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