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Le Menuhin Festival marie douces notes et belles églises

Comme pour perpétuer l'ouverture de Menuhin qui faisait volontiers tomber les frontières musicales en associant son violon à la sitar d'un Ravi Shankar, par exemple, le Bâlois Christoph Müller, directeur artistique du Gstaad Menuhin Festival depuis 17 ans, aime surprendre chaque année les puristes avec quelques concerts loin des sentiers traditionnels du répertoire classique. Le week-end dernier à Saanen, c'est la belle Ute Lemper qui a trôné telle une Madonne jazzy au milieu des fresques du 15e siècle. Cachées dès 1604 par les Bernois mais mises à jour en 1929, celles-ci recouvrent les murs de l'église Saint-Maurice, que l'Allemande a littéralement transformé en cabaret parisien, avec son tour de chant tissé de refrains sensibles autant que coquin. L'artiste a déclamé une longue, polyglotte et généreuse déclaration d'amour à la chanson du siècle passé, de Billie Holiday à Jacques Brel, de Piaf à Gainsbourg, de Dietrich à Ferré… Hissant des textes intimistes au rang de nouveaux standards. Illuminant les incontournables de son timbre velouté ou sa gouaille érotique. Une soirée sensuelle et joyeuse entrée dans l'histoire du festival! «Qui montrent que des standards d'aujourd'hui touchent à la beauté de certains airs classiques», ose Christoph Müller.

L'atout d'un festival