Passer au contenu principal

États-UnisLe ministre de la Sécurité intérieure Chad Wolf démissionne

Une nouvelle démission dans le cabinet de Donald Trump est survenue lundi soir. Le secrétaire à la Sécurité intérieure était en poste depuis novembre 2019.

Image d’archive de Chad Wolf.
Image d’archive de Chad Wolf.
AFP

Le ministre par intérim de la Sécurité intérieure des États-Unis, Chad Wolf, a annoncé lundi sa démission, ajoutant aux inquiétudes concernant la sécurité de la cérémonie d’investiture de Joe Biden, le 20 janvier à Washington.

Chad Wolf quitte son poste cinq jours après l’intrusion violente de partisans de Donald Trump au Capitole, qu’il a qualifiée de «tragique» et «écœurante», alors qu’autour de lui responsables locaux et forces de l’ordre s’affairent à prévenir de nouvelles violences.

Selon des médias américains, un document interne de la police fédérale américaine (FBI) prévient que des supporteurs armés du président républicain pourraient participer à des manifestations dans les 50 États américains entre ce week-end et le 20 janvier.

Critiqué pour avoir tardé à déployer la Garde nationale lors des violences du 6 janvier à Washington, le Pentagone a autorisé le déploiement de jusqu’à 15’000 soldats dans la capitale américaine pour la cérémonie de prestation de serment. Quelque 6200 militaires de la Garde nationale y sont déjà présents et ils seront 10’000 dès ce week-end. Environ 5000 soldats supplémentaires pourront les rejoindre le 20 janvier.

La maire de Washington, Muriel Bowser, a quant à elle annoncé avoir requis auprès du ministère de la Sécurité intérieure l’extension de la période de sécurité spéciale liée à l’investiture. Elle a aussi dit avoir demandé que l’état d’urgence soit déclaré en amont dans la capitale fédérale afin d’obtenir des fonds supplémentaires pour la sécurité, ce que Donald Trump a entériné lundi soir.

Un message d’unité

Face au risque de violences, mais aussi celui que représente la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 375’000 morts aux États-Unis, Muriel Bowser a également exhorté les Américains à ne pas se rendre à Washington pour la cérémonie de prestation de serment -- dont l’accès est de toute façon limité cette année -- et à y «participer de façon virtuelle» en la suivant en ligne ou à la télévision.

Lors de son investiture, Joe Biden cherchera à promouvoir un message d’unité et s’emploiera à donner l’exemple en se rendant immédiatement après la cérémonie au cimetière national d’Arlington avec trois de ses prédécesseurs: Barack Obama, Bill Clinton et George W. Bush. Il y déposera alors une gerbe sur la tombe du soldat inconnu et s’adressera à une Amérique meurtrie et divisée pour lancer un appel à l’unité.

Le futur président démocrate a la lourde responsabilité de panser les plaies de l’Amérique, victime de crises économique et sanitaire, divisée par une élection et de fortes tensions raciales. Le président sortant Donald Trump a fait savoir qu’il ne participerait pas à la cérémonie. Son absence le 20 janvier «est une bonne chose», a estimé Joe Biden. L’ex-président démocrate Jimmy Carter sera aussi absent en raison de son grand âge, 96 ans.

AFP