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Exception vaudoise dans le monde de l’artLe Musée Burnand rouvre sans ses «Joconde» parties au MCBA

Dédiée à l’œuvre naturaliste de l’enfant du pays, l’institution plantée sur les hauteurs de Moudon doit faire face à plusieurs inconnues. Mais elle croit ferme en son avenir.

«Le Labour dans le Jorat», deuxième version faite de mémoire par le peintre, sans photo, après la réduction en cendres involontaire de l’original, en février 1916, alors qu’il était exposé à la Grenette, à Lausanne.
«Le Labour dans le Jorat», deuxième version faite de mémoire par le peintre, sans photo, après la réduction en cendres involontaire de l’original, en février 1916, alors qu’il était exposé à la Grenette, à Lausanne.
Jean-Paul Guinnard

En Suisse, il y a Tinguely, Klee, Franz Gertsch et… Eugène Burnand. Ce qui les réunit dans ce mouchoir de poche? Chacun d’eux a inscrit son nom d’artiste sur le fronton d’un musée, chose rarissime ici comme ailleurs. Tout le monde n’étant pas Picasso avec pas moins de cinq temples érigés entre l’Espagne, la France et l’Allemagne. L’enseigne Burnand, lovée en ville haute de Moudon depuis 1991 – on peut aussi dire loin des pôles culturels du canton – fait donc figure d’exception vaudoise dans le monde muséal.

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