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Événement en ligneLe NIFFF se réinvente en numéro hors-série

Du 3 au 11 juillet, le Neuchâtel International Fantastic Film Festival composera avec la magie du web. Avec une vingtaine de films en ligne et une émission en direct tous les soirs.

Le NIFFF présentera notamment «Chasing Dream», dernier opus du génie hongkongais Johnnie To.
Le NIFFF présentera notamment «Chasing Dream», dernier opus du génie hongkongais Johnnie To.
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«Cette année est particulière et unique et elle restera un point marquant dans l’histoire du festival.» Émue sur les planches du Théâtre du Passage de Neuchâtel, livrant sa dernière conférence de presse, en ligne, devant une salle vide, Anaïs Emery, directrice et cofondatrice du Neuchâtel International Fantastic Film Festival, a présenté ce jeudi une édition totalement repensée pour la Toile, à cause de la pandémie. Celle qui prendra la tête du Festival international du film de Genève (GIFF) l’an prochain a évoqué les grandes lignes de cette édition «hors-série», en attendant la vingtième l’année prochaine. «Le festival a mis deux décennies pour ancrer le genre fantastique au niveau local, national et international. Nous voulons souligner cette identité et ce succès unique. Nous avons donc imaginé une formule qui célèbre le potentiel innovant de l’audiovisuel, le pouvoir de l’imaginaire ainsi que le rôle de plateforme d’expérimentation du NIFFF.»

«Cette année est particulière et unique et elle restera un point marquant dans l’histoire du festival»

Anaïs Emery, directrice et cofondatrice du Neuchâtel International Fantastic Film Festival

Concrètement, la manifestation mettra en ligne du 3 au 11 juillet, sur le territoire Suisse uniquement, grâce à la plateforme cinefile.ch, une vingtaine de titres payants, contre 170 dans les salles en temps normal. Mais pas question de baisser la qualité de la programmation, qui garde l’exigence qui fait son succès depuis ses débuts. Les premières suisses et internationales d’un genre hybride, capable d’en brosser d’autres tels que la comédie ou le film d’horreur, tiendront en haleine, on l’espère, les nombreux festivaliers fidèles et autres curieux… depuis chez eux! Ceux-ci pénétreront par exemple dans le cauchemar éveillé de «Schlaf» du réalisateur allemand Michael Venus, à travers les yeux horrifiés de Marlene, incarnée par l’excellente Sandra Hüller («Toni Erdmann, 2016»), qui fait ici face à l’acteur suisse Max Hubacher, vu dernièrement dans le touchant «Mario» de Marcel Gisler, présenté au Prix du cinéma suisse en 2018. «Dance with me», une comédie musicale japonaise, explorera quant à elle une tout autre ambiance, toujours sous la bannière du fantastique.

Le lien avec le public existera aussi, un peu, grâce à la NIFFF TV animée en direct par la comédienne Audrey Cavelius, chaque soir à 21 heures, offrant une rencontre autour d’un film, d’une thématique ou du programme Fantastique 20 20 20. Ce dernier revient sur différents canaux de diffusion, depuis quelques mois et jusqu’à Septembre, sur l’histoire du genre, depuis vingt ans, au travers de l’évolution du festival. Parmi les personnalités présentes lors de ces débats, on retiendra notamment les rendez-vous avec Nicolas Winding Refn («Drive», «Only God Forgives»), Luca Guadagnino, réalisateur du très remarqué «Call Me By Your Name» ou dans un tout autre style, ZEP! Dates à suivre, sur le site du festival.

Du 3 au 11 juillet. www.nifff.ch